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Souvenirs de la lutte pour Ali Aarrass (27) Octobre 2015 : Une grève de la faim tournante à Bruxelles pour Ali Aarrass (photos)

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« Farida Aarrass, la soeur du détenu belgo-marocain Ali Aarrass hospitalisé mardi, a initié, mercredi vers 14h30, une grève de la faim symbolique, dans le parc du petit Sablon, près du ministère des Affaires étrangères… »

https://www.7sur7.be/home/une-greve-de-la-faim-tournante-a-bruxelles-pour-ali-aarrass~ae1308a1/

Plusieurs hommes et femmes politiques font la grève de la faim tournante pour supporter le belgo-marocain Ali Aarrass emprisonné au Maroc

https://www.youtube.com/watch?v=wGlzGofKLqE

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Souvenirs de la lutte pour Ali Aarrass (22) : photos d’une mobilisation populaire

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Les mobilisations devant les consulats et les ambassades de l’Espagne, du Maroc, de la Belgique, du Ministère des Affaires Etrangères, en Belgique, en Grande-Bretagne, au Maroc… ont été le moteur de la campagne Free Ali Aarrass. C’est grâce à tous ces militant-e-s qui se sont mobilisé-e-s pendant des années qu’Ali Aarrass est devenu un porte-drapeau contre les extraditions illégales, la torture, la détention arbitraire et le racisme d’état.

Les Souvenirs de la lutte pour Ali Aarrass se trouvent sur Facebook dans les différents groupes Libérez Ali Aarrass , Ali Aarrass pour sa libération contre son extradition et Amis qui aiment Libérez Ali Aarrass.

30 jours pour Ali Aarrass. Ultime appel aux dons

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(Photo : un papa qui attend son fils)
 
Chères amies, chers amis,

Dans très exactement un mois, le 02 avril 2020, Ali Aarrass sera libre.

Ce moment, tant espéré et mille et une fois imaginé, va enfin se produire. Il faut bien qu’un jour la vie reprenne ses droits. L’indigne ne peut durer éternellement.

Aujourd’hui, c’est une joie particulière qui nous anime, celle des retrouvailles annoncées avec notre frère Ali qui a été injustement privé de liberté douze longues années durant. A cette joie indéniable de voir un vieux père fatigué serrer dans ses bras son fils bien-aimé après une interminable absence, se mêle aussi une anxiété sourde nourrie par l’incertitude du lendemain. Inévitablement on ne sort pas indemne d’une telle épreuve. L’infâme subi sur tant de temps ne peut que laisser des traces indélébiles et nous craignons l’effet prolongé de celles qui auront marqué au fer rouge le corps et l’esprit d’Ali.

Pour dissiper toute l’appréhension qui peut venir troubler l’esprit de ses proches en cette ultime période d’attente, il y a la foi mais aussi les marques de soutien non démenties qui ont rendu cette épreuve moins lourde pour Ali comme pour l’ensemble de sa famille. Elles ont permis de rendre à Ali un bout de l’humanité qui lui était arrachée.

A l’aube de sa nouvelle vie d’homme libre, c’est donc tout naturellement que nous faisons appel une fois de plus à votre sens de la solidarité. Si le temps de la libération sera certes celui des retrouvailles, il sera aussi celui d’innombrables démarches administratives en tout genre. Ali aura besoin d’un minimum de ressources financières pour vivre dignement et couvrir les frais auxquels il sera exposé, le temps de recouvrir ses droits sociaux.

C’est pourquoi nous lançons une dernière campagne de soutien financer, avec l’objectif de récolter un maximum de fonds en 30 jours. La somme réunie, que nous nous engageons à vous communiquer en toute transparence, sera remise à la famille d’Ali au moment de sa libération. Tout geste, même minime, compte. L’essentiel est de faire perdurer ce formidable élan de solidarité qui a grandement contribué à sauvegarder la dignité d’un homme opprimé.

Nous vous remercions d’avance d’effectuer vos dons au numéro de compte suivant : BE69 0016 7484 8678 de Farida Aarrass avec la mention « Ali libre ». 
 
Une fois Ali effectivement libre et de retour parmi nous, nous chérissons le souhait de vous réunir toutes et tous lors d’un grand événement festif. Ce sera pour nous l’occasion de vous témoigner en sa présence de notre profonde reconnaissance pour votre soutien si précieux.
 
D’avance merci à toutes et tous ! N’hésitez pas à diffuser cet appel aux dons autour de vous.
 
Khadija Senhadji pour le Comité Free Ali
 

 

#Waiting4Ali 02 04 2020

Maîtres Dounia Alamat, Olivia Venet, Pierre-Arnaud Perrouty et collègues attendent Ali Aarrass. #Waiting4ali 02 04

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A moins de deux mois de la libération d’Ali Aarrass, le 2 avril 2020,  nous lançons un appel à toutes celles et tous ceux qui ont, d’une manière ou d’une autre, soutenu la campagne, de se mobiliser dans cette dernière ligne droite vers sa libération.

Continuons à soutenir la campagne Free Ali Aarrass (voyages, frais d’avocats, démarches administratives, …) sur le numéro de compte BE69 0016 7484 8678 de Farida Aarrass avec mention Waiting 4 Ali !

Merci de nous envoyer votre photo avec petite ou grande affiche, avec la mention : # WAITING 4 ALI 02.04.2020

Amicalement, 

Le Comité Free Ali

JULIAN ASSANGE, CHELSEA MANNING, EDWARD SNOWDEN, NOUS VOUS SOMMES TOUS REDEVABLES ! Un message du Comité Free Ali

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Message lu à la Place Julian Assange, Bruxelles, 29 janvier 2020

Merci à l’artiste Davide Dormino, merci au Comité Free Assange Belgium d’avoir organisé des dizaines d’actions pour Julian Assange à Bruxelles, merci à toutes les organisations qui se sont engagées afin de nous permettre d’accueillir ces trois sculptures à Bruxelles.


Je vous parle au nom du Comité Free Ali Aarrass, qui dans une de ses dernières lettres écrit : « Nous devons être parmi ces hommes qui pendant des siècles ont été à l’image de l’arbre privé à la fois d’air et de racines. Ce n’est pas la première fois que des hommes auront joué ce rôle dans la cristallisation de la conscience et de l’espoir. Et cela malgré la répression, la prison ou le bannissement quand ils n’ont pas choisi l’exil ». 

Ali Aarrass ne vous connaît pas, il ne sait pas que vos statues sont ici ; dans sa cellule d’isolement il est coupé du monde, il ne peut ni recevoir de courrier, ni écrire une lettre. Vous ne connaissez pas Ali Aarrass. Et pourtant, il y a bien des liens entre vous.

Au moment de l’arrestation d’Ali Aarrass en Espagne, votre avocat Baltazar Garzon était le juge d’Ali Aarrass. C’est ce juge Garzon qui a innocenté Ali Aarrass après un examen approfondi, mais Ali a quand même été extradé par l’Espagne vers le Maroc.
Un autre de vos avocats, Christophe Marchand, se bat depuis des années pour la libération d’Ali Aarrass avec son équipe dont Dounia Alamat et Nicolas Cohen.
Wikileaks a aussi aidé Ali Aarrass de manière indirecte, lui qu’on accusait de faire partie du groupe du Belgo-Marocain Abdelkader Belliraj. C’est en effet Wikileaks qui a publié le 6 août 2009, les courriers secrets de l’ambassade américaine à Rabat, quelques jours après le verdict contre les 35 accusés dans le procès Belliraj. L’ambassade américaine à Rabat avait en effet envoyé un commentaire secret à Washington et à différentes ambassades américaines en Europe, sous le titre « Un important cas de terrorisme soulève des questions de droits de l’Homme ». ». Grâce à vous, nous avons appris que même les autorités américaines elles-mêmes considéraient que ce procès était inéquitable et inacceptable. C’est grâce à vous que nous avons appris la présence de deux diplomates belges à ce procès, Daniel Bernard, adviseur de droit belge auprès du gouvernement marocain, et Johan Jacobs, conseiller à l’ambassade belge. Tous deux ont dénoncé ce procès en déclarant que « les condamnations dans ce procès étaient tout simplement décidées à l’avance ».

Quand Ali Aarrass parle dans sa lettre « des hommes et des femmes qui auront joué le rôle dans la cristallisation de la conscience et de l’espoir. Et cela malgré la répression, la prison ou le bannissement quand ils n’ont pas choisi l’exil », il parle de vous.

De vous Julian, qui avez dû vous réfugier en 2012 dans l’ambassade de l’Equateur à Londres pour échapper à l’extradition et qui êtes maintenant dans la prison de haute sécurité de Belmarsh.

De vous Chelsea, qui avait été en prison de 2010 à 2017 et qui vous retrouvez aujourd’hui en prison parce que vous ne voulez pas témoigner contre Julian.

De vous, Edward Snowden, qui avez choisi l’exil depuis sept ans pour échapper à la prison aux Etats-Unis. Sans oublier les journalistes d’investigation Glenn Greenwald, Jacob Appelbaum ou Laura Poitras, qui eux aussi ont payé le prix fort.

Vous avez choisi de sacrifier votre vie familiale, votre travail, votre revenu, votre maison. Vous n’avez pas attendu le jour de votre pension pour faire des commentaires critiques ou des révélations après les faits, parce que vous avez choisi de rester debout pour la vérité et pour la justice. Vous avez choisi d’être le signal contre le fascisme moderne, tout comme l’étaient les écrivains et journalistes allemands en prison ou en exil dans les années 1930 sous le régime nazi.

Nous vous sommes tous redevables.
Je voudrais vous dire trois fois merci !

Merci d’abord parce qu’au moment où notre opposition à la guerre en Afghanistan et en Irak s’est estompée, où tout le monde a commencé à s’habituer à la guerre, où la normalisation de la barbarie s’est installée, vous avez publié, le 25 Juillet 2010, les documents secrets sur la guerre en Afghanistan. Trois mois plus tard en octobre 2010 vous avez publié près de 400.000 rapports de l’armée sur la guerre en Irak. Grâce auxquels le monde a pour la première fois appris qu’il y a eu 109.000 morts en sept ans, dont 66.081 victimes civiles. C’est vous qui, le 25 avril 2011, avez pour la première fois publié les documents secrets sur les 779 détenus à Guantánamo. C’est vous qui avez appris au monde les activités d’espionnage mondial de la NSA (National Security Agency) et le rôle des ambassades américaines dans le monde en tant que postes avancées pour cet espionnage.

Ensuite, merci de nous avoir éveillés sur la question des extraditions. De nous avoir appris qu’on a laissé passer des choses inacceptables dans notre propre pays, comme l’extradition par la Belgique, contre l’avis de la Cour européenne des droits de l’homme, de Nizar Trabelsi aux Etats-Unis où il croupit depuis sept dans une cellule d’isolement en attendant son procès ; comme l’extradition du Belge Ali Aarrass, contre l’avis du Comité de l’ONU des droits de l’homme, de l’Espagne vers le Maroc. Et le refus total de la Belgique de faire quoi que ce soit pour lui, même après la reconnaissance par Juan Mendez, le commissaire de l’ONU contre la torture, du fait qu’Ali a bien été torturé. On pourrait continuer sur l’indifférence face aux déchéances de la nationalité belge, qui reviennent à une extradition ou à un bannissement de Belges vers le pays de leur deuxième nationalité, pays qu’ils n’ont jamais connu. Ceux et celles qui rêvent que la Belgique pourrait sauver Assange devraient se poser ces questions.

Merci, enfin, de nous avoir confrontés à la situation dans les prisons militaires et de haute sécurité. Et de nous avoir alertés sur la situation des personnes transgenres dans les prisons, comme celle subie par Chelsea Manning. Dans la prison militaire de Fort Leavenworth au Kansas, elle a essayé deux fois de se suicider.
A Belmarsh aussi, la prison de Julian Assange, le Guantanamo britannique, où sont enfermés ceux qui sont condamnés ou accusés de terrorisme et autres personnes jugées extrêmement dangereuses, la situation est extrêmement grave.

Dans une lettre ouverte, soixante médecins ont déclaré que Julian Assange était entré « dans un cercle vicieux d’anxiété, de stress et d’impuissance, typique des personnes exposées à un isolement prolongé et à un arbitraire constant ». Le 24 janvier dernier Julian Assange est sorti de son isolement et placé dans une aile où sont enfermés 40 autres détenus. Il est sorti de l’isolement, grâce aux pressions des avocats, des militants, mais aussi grâce à des pressions exercées sur l’administration carcérale par les autres détenus qui estimaient que Julian Assange était injustement traité. C’est en effet un groupe de détenus, faisant partie de ceux qu’on appelle « les pires parmi les pires », qui a adressé une pétition au directeur de la prison à trois reprises, insistant sur le fait que le traitement d’Assange était injuste et inique.

Il y a trois semaines, le soir du 2 janvier, Liridon Saliuka, 29 ans a été retrouvé mort dans sa cellule à Belmarsh. Le troisième mort en un an dans cette prison. Liridon était handicapé, il avait des difficultés pour marcher ou pour rester debout pendant de longues périodes. Il se battait pour qu’on reconnaisse son handicap. Mais après qu’il avait reçu un matelas adapté, celui-ci lui a été retiré et il a été placé dans une cellule normale. Depuis, disait-il à sa sœur Dita, je dors sur le sol, je ne supporte pas le matelas qu’ils m’ont donné. A partir de cette place Julian Assange, nous adressons nos sincères condoléances à la famille.

Pour toutes ces raisons le Comité Free Ali demande la fin immédiate des poursuites contre Julian Assange et tous ses compagnons de combat et sa libération immédiate.
Liberté pour Assange, liberté pour Manning, liberté pour Snowden !

Meilleurs vœux pour 2020 et MERCI pour votre soutien!

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Le Comité Free Ali présente à toutes ses amies et tous ses amis ses meilleurs vœux pour 2020, année de la libération d’Ali Aarrass !

Du 18 au 20 janvier aura lieu une dernière visite à Ali Aarrass, avant sa libération le 2 avril 2020. Jusqu’au dernier jour de son incarcération, contestée depuis 12 ans, condamnée par les différents comités des droits humains de l’ONU, ses conditions de détention extrêmes auront toujours été maintenues : isolement, interdiction d’écrire ou de recevoir des lettres, temps extrêmement limité pour téléphoner… 

Nous tenons à remercier chacun et chacun d’entre vous pour votre aide qui nous a permis de briser cet isolement et ce silence en rendant possibles les voyages pour lui rendre visite : C.A. 50€, G.L. 10€, C.M. 25€, B.R 10€, D L-D 10€, C M-F. 200, O.J. 25€, E.K.A 25€, V.S. 20€, H.D. 20€, M.L. 25€, F.D. 50€, N.S. 100€, C.M. 30€, K.A. 25€, Z.M. 100€, J.D. 15€, B.R. 15€. Un grand merci aussi à celles et ceux qui nous ont envoyé leur photo avec Waiting 4 Ali (J’attends Ali), les premières photos sont à regarder ICI.   

Vous, sympathisantes et sympathisants de la cause d’Ali, avez toujours été les seuls soutiens dont nous avons pu bénéficier pendant ces longues douze années. Nous vous en remercions.

A deux mois de sa libération, nous lançons un appel à toutes celles et tous ceux qui ont, d’une manière ou d’une autre, soutenu la campagne, de se mobiliser dans cette dernière ligne droite vers sa libération.

Continuons à soutenir la campagne Free Ali Aarrass (voyages, frais d’avocats, démarches administratives, …) sur le numéro de compte BE69 0016 7484 8678 de Farida Aarrass avec mention Waiting 4 Ali !

Merci de nous envoyer votre photo avec petite ou grande affiche, avec la mention : # WAITING 4 ALI 02.04.2020

Amicalement, 

Le Comité Free Ali

 

Ali Aarrass sera bientôt libre #WAITING 4 ALI ! 02 04 2020

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# WAITING 4 ALI – 02.04.2020

Chers amis !

Voilà bientôt 12 ans que Ali aura été arbitrairement emprisonné. Cela fera 4380 jours de privation de liberté et tout au long de ces douze années, il aura subi un traitement humiliant, dégradant, on ne peut plus inhumain.
Mais aujourd’hui, malgré toutes ces années d’injustices, Ali sourit et rit à l’idée que sa mise en liberté approche. Cet homme n’a jamais plié, n’a jamais abandonné et a réussi malgré et contre tout à sauvegarder son humanité et sa dignité. Il me disait lors d’un échange téléphonique : « Ma dignité, je me couche avec elle le soir, et je me réveille avec elle le matin. C’est le plus important, j’y tiens ! »

Très chers amis, si Ali fait preuve d’une résilience hors paire, c’est entre autre grâce à tout le soutien que vous lui avez témoigné de différentes manières, tout au long de cette si dure épreuve.
Nous voulons et avons besoin de continuer à croire en nous tous. En cette force qui nous unit et qui nous permet d’avancer vers un monde plus humain, plus respectueux, plus sain.

Très chers amis !
Nous comptons sur vous encore une fois pour attendre Ali à nos cotés. Nous lançons une action #

Celle ci consiste à se prendre en photo avec une petite ou grande affiche, vous êtes libres de faire comme vous l’entendez, dans laquelle il est écrit :

# WAITING 4 ALI 02.04.2020

Comme sur les photos partagées par quelques membres et sympathisants du Comité freeali.

Faites nous parvenir votre photo, seul, en groupe, en famille, avec des amis, avec des collègues, où que vous soyez, ici, chez vous, en rue, en voyage ailleurs,……. Faites aussi et si vous le pouvez et le voulez, preuve d’originalité, lâchez vous 😉

Rejoignez nous via ce #

Soyons nombreux à prouver que nous l’attendons ensemble ! Vous l’aurez compris, Ali Aarrass sera libéré le 2 avril 2020 incha Allah.

Un immense merci pour tout.
Nous vous tiendrons informés de l’évolution des choses dans cette affaire et cela jusqu’au bout.

Si toi aussi, tout comme nous, tu attends impatiemment de voir, revoir Ali bientôt libre, n’attends pas. Fais toi une photo avec le # WAITING 4 ALI et envoie la moi, ou identifie moi afin que je la partage.

Nous les rassemblerons toutes pour les montrer à Ali, mais aussi, nous comptons en faire une grande affiche avec un maximum d’entre elles.

Vas y donc ! Fais ta photo # WAITING 4 ALI

Farida Aarrass et le Comité Free Ali.

Manu Scordia, Olivia Venet (LDH), Philippe Hensmans (AI), Farida Aarrass : Ali Aarrass, 11 ans plus tard et toujours en prison

dans ACTIONS/ARTS/AVOCATS/ORGANISATIONS POUR LES DROITS DE L'HOMME / FOR HUMAN RIGHTS par
(photo : Olivia Venet, présidente de La Ligue pour les Droits Humains)

❌ En 2008, le belgo-marocain Ali Aarrass est arrêté par la police espagnole, suspecté de trafic d’armes pour un réseau terroriste.

Onze ans plus tard, en dépit d’un non-lieu faute de preuves et suite à son extradition vers le Maroc, Ali Aarrass est toujours incarcéré dans une prison marocaine.

✊ Devenu l’une des figures emblématiques d’ Amnesty International contre la torture, il est également devenu le symbole de la lutte pour l’égalité des droits des bi-nationaux.

📖 La reparution de la bande dessinée que Manu Scordia lui a consacrée a été préfacée par Alexis Deswaef, Président d’honneur de la Ligue des Droits Humans et soutenue par Amnesty International. Nous reviendrons sur la situation d’Ali Aarras et sur les raisons de l’engagement des intervenant.es présent·es pour cette cause.

Nous en parlerons avec :

Manu Scordia – auteur de bande dessinée et illustrateur * vainqueur 2019 du prix Atomium Le Soir de la meilleure BD de reportage.

Olivia Venet – Présidente de la Ligue des Droits Humains

Philippe Hensmans – Directeur d’ Amnesty International Belgique francophone

▶ Nous aurons aussi la chance d’accueillir Farida Aarrass, la soeur d’Ali.

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📌 « Ali Aarrass » est une bande dessinée en noir et blanc de style roman graphique qui retrace le parcours de cet homme, son enfance à Melilla, sa venue en Belgique, son mariage, ses différents boulots, son service militaire, sa librairie, son arrestation puis les mauvais traitements, l’extradition, la torture, le procès inique… tout cela en alternance avec le combat de sa sœur Farida pour la libération de son frère.

🤝 Une rencontre-débat en collaboration avec Pépite Blues, une librairie générale qui met les afro-littératures du monde entier à l’honneur. Des oeuvres produites par des africain·es, des afro-européen·nes, des afro-américain·es, des afro-caribéen·nes,
mais pas exclusivement. C’est aussi un lieu où écrivain·es, artistes et citoyen·nes se rencontrent, échangent autour des productions culturelles et de la créativité artistique dans leur diversité.

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Lundi 30 septembre 2019 de 19:00 à 22:00
Rue Lambert Crickx 5, 1070 Anderlecht

Réservation souhaitée : 📧 animation@pac-g.be / 📞 02/545.79.11

Facebook event click HERE 

le prix de la BD de reportage 2019 a été attribué à Manu Scordia pour la Bande dessinée « Ali Aarrass ».

dans ACTIONS/ARTS/Evénements/LA PRISON AU MAROC par
Ces 13, 14 et 15 septembre avait lieu la Fête de la BD 2019 à Bruxelles. A cette occasion,la cérémonie de remise des Prix Atomium récompense les bandes dessinées les plus marquantes de l’année.
 
Au total, huit prix ont été décerné: le Prix Atomium de Bruxelles, le Prix Première du Roman Graphique, le Prix Fédération Wallonie-Bruxelles,  le Prix « Le Soir » de la BD de reportage, le Prix Cognito de la BD historique,  le Prix Atomium de la BD citoyenne,  le Prix Willy Vandersteen 2019 et le Prix Raymond Leblanc de la jeune création.
 
Cette année, le prix de la BD de reportage a été attribué à Manu Scordia pour la Bande dessinée « Ali Aarrass ».
Une belle reconnaissance pour cette bande dessinée qui relate l’histoire d’Ali depuis son enfance jusqu’à la situation d’injustice qu’il vit aujourd’hui. Manu Scordia avait déjà édité une première version de cette bande dessinée en 2016 grâce à la campagne de crowfunding « Ali Aarrass, au delà des barreaux et des frontières ».
C’est maintenant aux éditions Vide-Cocagne que le livre est réédité et soutenu par Amnesty International et la Ligue des Droits Humains. Cette nouvelle version est préfacée par Alexis Deswaef, président de la Ligue des Droits Humains.
 
Gageons que cette reconnaissance poussera l’Etat Belge à prendre ses responsabilités et apporter enfin à Ali Aarrass l’aide consulaire à laquelle il a droit.
 
La bande dessinée est disponible en librairie et vous pouvez aussi la commander en ligne ICI
 
 

Ali Aarrass est le Géant de la Bande du Brabant Wallon, Belliraj est son chef… et moi je suis le pape !

dans COMMUNIQUES DE PRESSE/DANS LA PRESSE par

par Luk Vervaet, Comité Free Ali

Cela aurait pu être un poisson d’avril mais un tel poisson, personne ne l’aurait avalé… Ils ont donc décidé de le garder jusqu’au premier jour des vacances, quand plus personne ne fait vraiment attention aux nouvelles. Le problème, c’est qu’il ne s’agit pas d’une blague de mauvais goût, mais d’une affaire extrêmement grave.
Selon la presse, Peter Callebaut, l’avocat des parties civiles dans le dossier des Tueurs du Brabant wallon a découvert « une nouvelle piste spectaculaire » dans un dossier sur cette Bande, rédigé par un « haut fonctionnaire fédéral, expert dans des affaires de terrorisme ».

Pour rappel, la Bande des Tueurs du Brabant a tué 28 personnes lors de braquages de supermarchés (surtout Delhaize) pendant les années 1982-1985. Près de quarante ans après, ces assassins qui avaient clairement pour but de semer la terreur en tuant un maximum de personnes, enfants compris, n’ont toujours pas été identifiés. Jusqu’à la découverte de la nouvelle piste spectaculaire, lancée hier dans la presse : « Le chef de la Bande serait Abdelkader Belliraj, qui travaillait pour Abu Nidal. Le principal tueur de la Bande, appelé « le Géant », serait Ali Aarrass. Belliraj et Aarrass sont tous les deux enfermés au Maroc, le premier condamné à perpétuité et le dernier risque d’être libéré l’année prochaine ! »

Ma première réaction hier soir à cette nouvelle spectaculaire a été : mais où est l’éthique journalistique si on peut lancer ce genre d’accusation horrible, avec nom et prénom, contre des personnes détenues à 2000km d’ici, dans des conditions extrêmement dures et sans aucune possibilité de réplique ? Publication, sans aucun commentaire critique ? A-t-on pensé à leurs proches, à leurs enfants qui doivent passer ces deux mois de vacances avec cette « piste » en tête, et qui devront affronter leurs copains ou copines de classe en septembre ?

Comme il s’agit d’une piste spectaculaire, nous proposons quelques autres pistes et questions aussi spectaculaires.

D’abord : qui est ce fonctionnaire fédéral, expert en terrorisme, dont on ne mentionne pas le nom contrairement à celui des accusés ? Pourquoi cette piste digne d’un mauvais film policier est-elle lancée maintenant ?

Ensuite, pourquoi cette accusation contre Ali Aarrass, l’homme qui était à la tête de la campagne mondiale d’Amnesty international contre la torture et qui doit être libéré dans moins d’un an ? Est-ce parce qu’il y a des forces au sein de l’appareil policier ou judiciaire qui souhaitent empêcher cette libération ? Est-ce parce qu’il est toujours en procès contre l’État belge qu’il veut faire condamner pour non-assistance à un citoyen torturé ayant la double nationalité ? Est-ce parce qu’il est toujours en procès contre l’état espagnol pour extradition illégale ? Est-ce parce que le Maroc souhaite le discréditer à fond avant sa sortie de prison, avant qu’il ne puisse dénoncer ce qu’il a vécu ? Toutes des pistes qui devraient être prises au sérieux par les services de police et de la justice, et par la presse.

Ensuite sur Belliraj. Jamais inculpé en Belgique, il a été condamné en 2008 à la peine d’emprisonnement à perpétuité au Maroc pour association terroriste et pour avoir commis six meurtres en Belgique dans les années 80-90. Meurtres à nouveau jamais élucidés en Belgique. Dans un rapport des fonctionnaires américains présents au procès, rapport dévoilé par Wikileaks, il y a un constat sans appel : ce procès était un déni de justice. À la demande du Maroc, la justice belge a à nouveau réexaminé cette affaire des six meurtres récemment, et elle est arrivée à un non-lieu ! Ce qui fait tomber toute l’accusation contre Belliraj comme un château de cartes.
Jusqu’à la découverte de cette « nouvelle piste » : si on n’arrive pas à le faire condamner pour six meurtres, on pourrait toujours essayer de lui mettre vingt-huit autres meurtres non élucidés sur le dos. Bref. En lançant cette nouvelle piste, veulent-ils empêcher la tenue du nouveau procès auquel il a droit ?

Enfin, je tiens à dire ceci. La seule piste spectaculaire à examiner dans le dossier des Tueurs du Brabant est celle qui a été formulée dès le début et maintenue jusqu’à aujourd’hui. Celle de l’extrême droite et de la gendarmerie belge voulant semer la terreur pour pousser la Belgique à installer un régime policier. Mais creuser cette piste spectaculaire ne risque pas d’arriver dans une Belgique où les fascistes de Schild & Vrienden et autres amis font leur entrée spectaculaire au parlement.

Oui, Ali Aarrass est un géant. Un géant d’humanité.

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