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LA PRISON AU MAROC - page 3

« Le CNDH (conseil national des droits de l’homme) va-t-il tenir sa promesse ? », se demande Farida Aarrass après sa visite à Ali à la prison de Salé.

dans ACTIONS/LA PRISON AU MAROC par

Farida avec photo Ali août 2011Ali est déçu par le non respect des promesses du CNDH, qui avait garanti qu’un compromis, PV rédigé reprenant les revendications d’Ali, qui ne sont ni plus ni moins que ses droits les plus basiques, allait être rapidement établi et signé par les trois parties. La direction, le CNDH et Ali.

Mais il me demande de relancer la demande auprès d’eux pour commencer, et que si seulement rien n’était fait, je refasse une déclaration afin de démentir.

En ce qui vous concerne, Ali est époustouflé d’avoir une telle équipe, groupe de soutien. Il avait le regard pétillant en me parlant de sa joie et satisfaction et c’est bien la première fois que je constate cela, depuis le début de sa détention. Pour vous dire à quel point vous lui faites du bien.

On lui a remis une douzaine de lettres, mais comme cela a été fait tout juste avant qu’on ne l’autorise à venir nous rejoindre, il n’a pas encore pu me communiquer les noms des expéditeurs. Je vous communiquerai ça plus tard incha Allah.

À part ça, il est fort apprécié et bien respecté, par de tas de fonctionnaires et gardes en prison. Un phénomène nouveau suite à la grève de la faim et pour avoir tenu tête au directeur et son adjoint qui sont si injustes et donc sont dépréciés de quasi tous.

Ali dit ne pas être pessimiste mais réaliste quand il nous fait savoir qu’il ne pense être libre qu’en 2021. Je lui ai dit que nous faisions un maximum pour le sortir de la avant. Il m’a répondu que quoi qu’il arrive, il nous sera toujours extrêmement reconnaissant pour tout, mais qu’il se trouve être dans un état ou les droits sont bafoués et où la justice n’existe pas.

Nous avons discuté sur la situation actuelle au Maroc, les derniers événements concernant le fameux pédophile libéré. Ali avait d’autres informations….. Je peux vous dire que sur place on apprend des choses incroyables mais bien vraies

Ali nous avait appelé l’avant veille de notre visite pour nous demander de ramener pas mal de choses, dont des vêtements entre autre… Il nous a appris une fois sur place que des détenus, dont il est sur qu’ils sont aussi innocents victimes du système, en provenance d’autres centres de détention, se retrouvent en haillons, sales, sans rien pour se laver et se changer. C’etait pour eux qu’il nous avait demandé ces affaires.

Du coup, je lui ai promis qu’on s’organiserait pour que des personnes sur place, ramènent encore des vêtements, produits de toilette et autres affaires pour eux. Le regard de mon frère s’est illuminé et il m’a juste dit, n’oublie pas de demander aussi des vêtements chauds s’il te plaît. Il fait très humide et froid dans les cellules. L’hiver sera de retour et ces pauvres gens la ont froid.

Promesse que nous tiendrons

Je me sens bien, très heureuse de revoir mon frère comme il l’était avant sa mise en détention au niveau du moral…. Pour le physique il récupérera incha Allah.

Vous êtes tous en très grosse partie les auteurs de ce bien être, et vous remercie donc du fond du cœur !

 

 

Dernières nouvelles ! Le Soir interviewe Farida Aarrass après sa visite à son frère ce vendredi 16 août

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contre la torture vous avez une armeFarida Aarrass: «Mon frère Ali va bien!»

SOURCE

 

Baudouin Loos

Ali Aarrass, ce Belge condamné à 12 ans de prison pour terrorisme au Maroc, va bien après sa grève de la faim qui a duré 29 jours et s’est terminée le 8 août. Sa sœur Farida a pu le rencontrer pendant une heure et demie ce vendredi dans la prison de Salé, près de Rabat.

« Il va bien, il est très pâle, blanc même, sa grève de la soif a été très dure à vivre, mais il a commencé à récupérer », nous dit-elle par téléphone. « Il prend soin de son alimentation même si le suivi médical promis est absent. »

Un point continue cependant de préoccuper le détenu.« Le Conseil national des droits de l’homme – un organisme officiel, NDRL – était venu le voir en prison pendant sa grève et lui avait promis de faire signer un texte de compromis énumérant ses droits de commun accord avec la direction de la prison ; ce texte ne semble toujours pas exister, or c’est important pour prévenir les sautes d’humeur du directeur de la prison », confie encore Farida.

Ali Aarrass, rappelons-le, avait été extradé d’Espagne vers le Maroc en 2010 bien que la justice espagnole, après un an d’enquête, l’avait blanchi des accusations de terrorisme. Il avait ensuite signé des aveux après plusieurs jours de torture confirmés par un rapport de l’ONU. D’abord condamné à 15 ans de prison, sa peine avait été réduite à 12 ans en appel. Il avait entamé une grève de la faim le 10 juillet dernier puis de la soif car ses droits de prisonnier (douche, promenade, courrier, téléphone, etc.) lui avaient été retirés sans raison.

Sa sœur se réjouit d’avoir pu le voir, même si elle n’a pu être accompagnée que par deux proches, sa sœur et la femme de son père. « Il a un moral du tonnerre. Une force write a letterincroyable émane de lui. Curieusement, juste avant de venir au parloir, on lui a donné 12 lettres pour lui qu’il n’avait jamais reçues. Il a été ému par le fait que le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, ait enfin écrit à son homologue marocain pour réclamer des informations sur le traitement qui lui était réservé. Il pense que cela signifie qu’on le considère comme belge. Il y accorde une grande importance car il n’a jamais vécu au Maroc où il n’a aucune attache. Il souhaite que la Belgique insiste pour qu’on révise son procès, qu’on tienne compte de la torture, que cesse en fin de compte ce qu’il considère comme un sort injuste subi déjà depuis cinq ans. »Free Ali Aarrass now

Ali Aarrass a demandé à sa sœur de collecter des vêtements. « Pas pour lui, il porte toujours le même jeans qu’il avait déjà quand il a été torturé – ce qui prouve la qualité du pantalon, dit-il en riant – mais il s’inquiète pour d’autres détenus qui vivent en haillons. C’est typique de son caractère. »

Dernières nouvelles d’Ali Aarrass : 19ème jour de grève de la faim et 5ème jour de grève de la soif

dans ACTIONS/LA PRISON AU MAROC/Lettres/Letters/Brieven par

Hunger strike contre la torture vous avez une armePar le biais de différents témoignages de familles des détenus à la prison de Salé :

« Ali se trouve couché dans sa cellule, incapable de bouger. Il est conscient, semble garder le moral malgré la faiblesse de son corps et continue à croire que tout peut encore changer. »

« Il n’a reçu qu’une seule visite, celle du procureur général. Après qu’on soit venu lui demander de se lever et d’aller à la salle des visites, voyant qu’Ali n’arrivait pas, on a finalement autorisé ce dernier à venir dans la cellule d’Ali. Il est venu demander à Ali de signer un document. Ce document, lui a-t-il dit, est la plainte, qu’Ali aurait déposé contre le directeur et son adjoint. Ali refuse de le signer, le document est en arabe. Le procureur lui mentionne qu’il a le droit de refuser et se retire. »

 « On a dit à Ali de se lever pour aller voir un médecin à l’extérieur. Mais il n’arrive pas à bouger. Du coup, pas de médecin et aucun suivi médical à cette grève ! »

 « La visite du procureur et la proposition d’aller voir un médecin dehors, date d’il y a 3 jours. Depuis lors, aucune passage, aucune visite.»

 

APPEL :contre la torture vous avez une arme

 Téléphonez ou envoyez un SMS a ce GSM pour les Belges en détresse au Maroc en-dehors des heures de travail : +212 (0)661 16 47 93 et demandez qu’il visite ALI à la prison de salé. Ce numéro de garde s’adresse uniquement aux Belges en détresse au Maroc en-dehors des heures de bureau.

 Écrivez, téléphonez ou Faxez  à Monsieur Didier Reynders, Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères,du Commerce extérieur et des Affaires européennes

Rue des Petits Carmes, 15, 1000 BRUXELLES Tél. : +32 (0)2 501 85 91 Fax. : +32 (0)2 513 25  E-mail : contact.reynders@diplobel.fed.be

 Écrivez, téléphonez ou Faxez  à l’ Ambassade de Belgique à Rabat :

4-6, Avenue Mohammed El Fassi, Tour Hassan – B.P.163, 10100 Rabat

Tél.: +212 537 26 80 60 Fax: +212 537 76 70 03 E-mail: Rabat@diplobel.fed.be

Liliane Matthys écrit à l’ambassadeur de Belgique au Maroc au sujet d’ Ali Aarrass

dans ACTIONS/LA PRISON AU MAROC/Lettres/Letters/Brieven par

 

Liliane 26 juinMonsieur l’ambassadeur de Belgique au Maroc

 

C’est au sujet d’un de nos compatriotes au Maroc que je me permets de vous écrire.

 

Vous avez un bien malheureux voisin à Rabat, c’est Monsieur Ali Aarrass enfermé à la prison de Salé II.

 

 Cette personne est accusée de « terrorisme », mot lourd et parfois employé à tort et à travers.

 

 Notre concitoyen a été torturé, humilié  et sous la contrainte a signé des aveux rédigés en arabe littéraires, langue qu’il ne maîtrise pas, pour que ses souffrances cessent.

 

 Si vous avez l’occasion d’aller voir Monsieur Aarrass en prison dites- lui qu’ici beaucoup de personnes pensent à lui.liliane lettre première partie

 

 Je lui écris chaque semaine. Pouvez-vous vous renseigner sur sa santé ?

 

 Comme Mohamed VI, roi du Maroc a de larges pouvoirs, pourriez-vous le contacter afin qu’il fasse libérer Monsieur Aarrass et les autres personnes dans le même cas.

 

 Pour Sa Majesté ce sera une bonne action dans le cadre du Ramadan puis qu’il est Commandeur des Croyants.

 

 Il me semble que Monsieur Aarrass a trois princesses dans sa vie : son épouse, sa fille, et sa sœur qui se bat ici en Belgique, sans relâche, pour sortir son frère des geôles.

 

liliane lettre deuxième partie Faisons que toute cette famille se retrouve et que la fille ait le bonheur de grandir auprès de son papa.

 

 Vous remerciant de l’attention portée à la présente requête, je vous prie d’agrée, Monsieur l’Ambassadeur, l’expression de mes respectueuses salutations.

 

Liliane Mathys

 

Namur Belgique  

 

Satement of Ali Aarrass on hungerstrike 12 July 2013

dans ACTIONS/DOUBLE NATIONALITE/FRIENDS OF ALI AARRASS LONDON SUPPORT COMMITTEE/LA PRISON AU MAROC/Lettres/Letters/Brieven par

20 km médaille Annissa Amina

(translation by Frances Webber)

It all started on 8 July 2013, when I received my post. One of the envelopes contained photos and a Brussels 20km medal, which a ribbon of my colours, the Belgian flag colours. A few hours later, the director ordered confiscation of the envelope and its contents.

 This happened when I signed the register, as usual when I receive cards. Isn’t it an abuse, a provocation? I’m still waiting for the return of my envelope, the medal with the colours of my flag, for which I performed my military service in 1993-4. This is evidence of racism, vengeance on the part of the director and his confidant Bouazza

 10 July 2013, these two came into my cell, while I was in the courtyard, at 11.30. The other prisoners saw them going in without asking for me to be there.

 To provoke me, they pulled down postcards which I had stuck on a wall of the cell. They trampled on them, and they took away my personal cards. When I returned to my cell, they searched it, leaving everything upside down. I believe they took pleasure in doing it, with hatred, racism and evil in their hearts, in order to humiliate me – particularly Bouazza. As for the director, Abdellah Darif, he showed no humanity or intelligence when with his assistant Bouazza.

 I asked to see him. He received me. I asked for an explanation. He said he was the director and I was just a prisoner. I just wanted to remind him that my rights had been violated by this sort of conduct. He warned me, threatened me that he would make my life impossible, and that Bouazza was the man in whom he placed all his confidence.

 I returned to my cell and asked an officer if I could make a phone call. He said he had orders from the director not to allow me to make calls, or to go out to the courtyard, or to shower, or to receive personal mail. Now, I’m locked up in this prison with no rights to anything. I am locked in.

 All because I told the director that he had no right to come into my cell, with Bouazza, in my absence. He was furious when I named and recalled his assistant, he threw me out of his office. He knows very well that he made a mistake in taking notice of Bouazza. The two together violated my rights.

 Now, I ask myself if I have the same rights as any other prisoner. There are those who give all their money to get what they want in prison – and the two divide the booty between them.

 Today, I decided to go on indefinite hunger strike until they give me back my rights, my personal possessions and the medal with the colours of my flag.

 libération d'Ali Aarrass‘Anger and hatred make men blind. The first for an hour, the second, for life!’

 Ali Aarrass

Una carta de Ali Aarrass : Todo empezo el dia 8 de julio 2013

dans ACTIONS/DOUBLE NATIONALITE/LA PLATAFORMA POR ALI AARRASS/LA PRISON AU MAROC/Lettres/Letters/Brieven par

médaille 20 kmTodo empezo el dia 8/07/2013, cuando recibi mi correo personal. Uno de los sobres contenia fotos, y un medallon de los 20 km de Bruselas, con la cintura de colores de nuestra bandera belga. Unas horas mas tarde, el director dio la orden para recupera el dicho sobre con todo el contenido.

Eso paso cuando yo firmé en el registro como lo hago siempre cuando recibo cartas. Esto no es un abuso o provocaciones ? Aun estoy esperando que me devuelvan el sobre con el medallon, con los colores de mi bandera, por la que juré haciendo mi servicio militar en 1993-94. Esto es prueva de racismo, venganza de la parte del director y su confidente Bouazza.

Dia 10 de julio 2013, estos dos entraron en mi celda, mientras yo estaba en el patio a las 11h30. Los otros presos los vieron entrar sin solicitar que yo este presente con ellos.

Para provocarme, arrancaron cartas postales pegadas en la pared en una parte de mi celda. Las pisotearon y se llevaron mis cartas personales. Cuando yo regresé a mi celda, la cachearon, todo estaba boca abajo. Creo que cogieron el placer de hacerlo con mucha maldad, odio, racismo, para humillarme, sobre todo el Bouazza. Y cuanto al director que se llama Abdellah Darif, no mostro ninguna humanidad ni inteligencia en compania de su adjunte Bouazza.

En aquel momento solicité verlo, me recibio, yo exigi esplicaciones y el replica diciendome que el es el director y que yo no soy que un preso. Yo solo queria recordarle que han violado mis derechos actuando de tal modo !

Me dijo, amenazandome, que me hara la vida imposible, y que Bouazza es el hombre en el que tiene toda confianza, su confidente.

Regresé en mi celda y solicité a el funcionario par llamar por telefono. Este me dijo que tenia orden por el director, de no darme aceso a la llamada, ni tampoco el patio, ni la ducha, ni correos personales. Hoy estoy encerrado en el corridor despues de mi ingreso en esta carcel, con derecho a nada ! Estoy encerrado !

Todo esto porque le dige al director que no tenia derecho de entrar en mi celda, con el Bouazza, en mi ausencia. Se puso furioso cuando nombré y recordé su confidente, me hecho de su despacho con maldad ! El sabe muy bien que hizo el error de hacerle caso a el Bouazza. Los dos participaron à violaron mis derechos.

Hoy me pregunto, si tengo los mismos derechos que todos los prisioneros ? Los hay que dan lo que tienen en el fondo de sus bolsillos, para conseguir lo que quieren. Y ese botin se le reparten entre ellos dos !

Hoy tengo pensado de entrar en huelga de ambre sin parar hasta que me devuelvan mis derechos y mis objetos personales et bien entendu le médaillon avec les couleurs de mon drapeau !

 « La colère et la haine rendent aveugle ! La première pour une heure, la seconde à vie ! »

 Ali Aarrass

 Free Ali Aarrass now 20 km

Une lettre d’Ali Aarrass : Tout a commencé le 8 juillet 2013…

dans ACTIONS/DOUBLE NATIONALITE/LA PRISON AU MAROC/Lettres/Letters/Brieven par

médaille 20 km IITout a commencé le 8 juillet 2013, alors que je recevais une partie de mon courrier personnel. Parmi les quelques courriers il y avait une enveloppe qui contenait des photos, et un médaillon des 20 kms de Bruxelles, médaille dont le collier portait les couleurs de notre drapeau belge. Quelques heures plus tard, le directeur donne l’ordre qu’on me reprenne la dite enveloppe avec tout son contenu.

Cela s’est passé alors que j’avais déjà signé dans le registre, accusé de réception, comme je le fais chaque fois que je reçois du courrier.

 S’agit-il d’abus de pouvoir ou provocation ?

 Je suis toujours dans l’attente qu’on me restitue l’enveloppe avec le médaillon aux couleurs du drapeau belge. Le drapeau par lequel j’ai juré en faisant mon service militaire dans les années 1993-94.

 Cela est la preuve d’un racisme, d’une vengeance de la part du directeur et de son confident et adjoint, Bouazza.

10 juillet 2013, ces derniers sont entrés dans ma cellule, tandis que j’étais dans la cour à 11:30 heure. Les autres prisonniers les ont vus rentrer alors qu’ils n’avaient pas sollicité ma présence.

Pour me provoquer, ils ont arraché des lettres et cartes postales collées sur le mur, dans une partie de ma cellule. Ils les ont piétinées et ont emporté mes lettres et cartes personnelles. Quand je suis revenu à ma cellule, ils avaient tout fouillée. Tout avait été remué, abimé … Tout était sens sous dessus. Ils ont pris un malin plaisir à le faire avec beaucoup de méchanceté, haine, un racisme, du mépris, pour me toucher, surtout l’adjoint Bouazza. Et quant au directeur qui s’appelle Abdellah Darif, il n’a montré ni humanité ni intelligence en compagnie de son adjoint.

J’ai demandé à le voir, il m’a reçu dans son bureau où j’ai exigé des explications et il a répliqué en me disant qu’il est le directeur et que je ne suis qu’un prisonnier. Qu’il décidait de tout et qu’il faisait tout ce qu’il voulait dans sa prison !

J’ai seulement voulu lui rappeler qu’ils ont bafoué mes droits en se comportant de la sorte !

Il m’a dit, en me menaçant, qu’il me fera la vie impossible, et que Bouazza est l’homme en qui il place toute sa confiance, son confident.

Je suis revenu dans ma cellule et ai demandé au fonctionnaire le droit depasser un coup de fil. Ce dernier m’a dit qu’il a reçu l’ordre du directeur de ne pas me donner accès au téléphone, ni à la cour, ni à la douche, ni à mon courrier !

Aujourd’hui je suis enfermé dans cette prison, avec le droit à « plus rien! »

Et tout cela parce que j’ai dit au directeur qu’il n’avait pas le droit d’entrer dans ma cellule, avec Bouazza, en mon absence. Il est devenu furieux quand j’ai nommé son confident. Il m’a chassé de son bureau avec méchanceté! Pourtant il sait très bien qu’il a fait l’erreur de se laisser influencer par son adjoint Bouazza. Les deux ont violé mes droits.

Aujourd’hui j’en suis à me demander si j’ai les mêmes droits que tous les prisonniers ?

Il y en a qui payent avec tout ce qu’ils ont pour avoir en retour ce qu’ils veulent, et ce butin le directeur et son adjoint se le partagent !

 J’ai donc décidé en ce jour d’entamer une grève de la faim, une grève que je n’arrêterai pas tant qu’on ne respecte pas mes droits !

Qu’on me restitue mes droits ainsi que la médaille au collier des couleurs du drapeau belge qui est le mien !

 « La colère et la haine rendent aveugle ! La première pour une heure, la seconde à vie ! »

 Ali Aarrass

 

Merci de diffuser cette lettre !

Merci d’écrire une lettre ou une carte postale à ALI AARRASS, prison de Salé II, ville de Salé, Maroc.

GRÂCE : une lettre d’Ali Aarrass

dans ARTS/DOUBLE NATIONALITE/LA PRISON AU MAROC/Lettres/Letters/Brieven/TORTURE par

Farida Aarrass at Belgian embassy LondonGRÂCE !

 

La libération des détenus serait une décision plein de sagesse, dont les plus heureux seraient les épouses et les enfants. Heureux de voir leur père enfin rentrer à la maison, ce serait une bonne nouvelle. Espérons la libération des détenus politiques.

 

Un Etat digne et vraiment démocratique ne devrait avoir aucun détenu d’opinion derrière les barreaux. Il faudrait qu’ils libèrent ceux qui sont encore en prison afin d’engager les réformes en toute sérénité.

 

Pour ce qui me concerne, je refuse la grâce vu que celle-ci n’intervient qu’après l’accomplissement d’un crime, hors je n’en ai commis aucun !

 

La libération de ces détenus montrerait, que le plat de résistance de la réforme promise par le roi, est justement la réforme de la justice.

 

Au Maroc, il y a des gens en prison qui ne devraient pas y être, et d’autres en liberté qui devraient être en prison.

Je ne me suis jamais intéressé à la politique, mais il m’arrive de lire des choses qui me font sauter au plafond !

 

Aujourd’hui les faits ont prouvé que les vrais obscurantistes sont quelques responsables des services secrets et sécurité de l’Etat, qui commettent des crimes odieux indicibles. S’il y a des réels extrémistes qui constituent un danger pour la sécurité et la transition démocratique, ce sont justement ces sécuritaires hors la loi. Ceux qui commettent ces crimes barbares et dégradants, pour la dignité de l’homme et contraire à toute éthique, méritent d’être trainés en justice !

 

En ce qui concerne la presse et sa fonction, en tant que quatrième pouvoir, et celle des associations civiles, c’est de défendre la dignité humaine, les libertés et la vérité. Par conséquent, la société civile et la presse devraient défendre sans condition les victimes de ce terrible bagne et réclamer ensemble justice, contre ceux qui m’ont enlevé, torturé et injustement condamné.

Le meilleur moyen d’éviter de tomber dans le déni de la transition démocratique est bien sur de rompre avec les comportements inquisiteurs et les méthodes barbares.

 

« Mon emprisonnement, est le prix que je paie pour que la Belgique devienne un état de droit »

 

Ali Aarrass

 

Ali Aarrass à nouveau maltraîté à la prison de Salé II !

dans LA PRISON AU MAROC par

Un message de Farida Aarrass

« Bonjour à tous,

Il était hors de lui !Ali m’a appelé aujourd’hui lundi 25 février 2013.

Il me dit qu’il a passé un weekend horrible à cause des fouilles inhabituelles sur lui et sa cellule !

Samedi matin 4 soldats et un agent en tenue d’intervention forcée, cagoule, casque et tout l’arsenal, se sont introduits chez Ali. Il était dans un état de choc. Ils étaient aussi accompagnés de 2 civiles qui les ont laissés faire sans intervenir du tout. Ali me dit qu’il n’en connaissait aucun d’eux, tous des inconnus pour lui.

Ils l’ont obligé à se déshabiller entièrement, à faire des flexions mu


Ali dit s’être plié à leur demande car ils n’avaient pas du tout l’air de plaisanter, il avoue avoir eu une peur bleue. Il craignait le pire en vrai.ltiples à poil, à faire des pompages, à tousser à maintes reprises par ordre de ces derniers. Ils l’ont malmené pendant un long moment et Ali se soumettait toujours.

Une fois qu’ils l’ont malmené, insulté, humilié, ils lui ont ordonné de se rhabiller et lui ont crié dessus en lui disant « DEHORS ! ».

Ali ayant peur refuse et leur dit je vais me plaindre de vos méthodes et ceu

x-ci de répondre : « TU N’AS RIEN A DIRE ! » Ils vont le pousser à l’extérieur de la cellule en le violentant et continuer à le pousser dans tout le hall qui mène au croisement des Ailes. Ali crie qu’il refuse de sortir, pensant qu’on veut l’amener à la torture car tout le prête à croire que….

Ali se débat et angoisse comme un fou malade, il m’a dit qu’il était prêt à perdre la vie là sur place pour éviter qu’on ne l’éloigne de là et qu’on l’amène à Temara.

Ceux-ci continuent à le bousculer jusqu’au quartier et à ce moment là le garde (roboccop) reçoit un appel sur son GSM. Il échange quelques secondes et dit aux soldats qu’il faut reconduire Ali dans sa cellule.

Ali pense qu’on va enfin le laisser tranquille mais non ! Une fois dans sa cellule, ceux-ci, toujours les cinq, se mettent à tout jeter par terre, à procéder à une fouille sauvage !

Ali regarde toutes ses affaires personnelles jetées par terre, ses vêtements sont piétinés, toutes ses affaires y compris la nourriture écrasées, tous les pots cassés, même la petite banquette y est passée, et même le lavabo, tout a été cassé ! Ils ont arraché les cartes 

postales que Ali fixait au mur, ils ont prit avec eux des lettres et des cartes postales, et ces imbéciles ont volé d’autres objets personnels, Ali me dit que même le bain de bouche auquel il tenait tant ils le lui ont prit.

Une fois qu’ils en ont eu marre, ils sont sortis et l’ont enfermé dans sa cellule.

Ali s’est renseigné le lendemain et voilà qu’il découvre qu’il est le seul à avoir subi ces fouilles corporelles et de sa cellule dans toute l’aile.

Comme si on l’avertissait de quelque chose !

Ali dit avoir passé le weekend à essayer de remettre de l’ordre et de nettoyer à fond le tout avec un peu d’eau de javel qui restait dans une bouteille. Il dit qu’il en a parlé avec le chef des détentions qui lui a répondu, qu’il ne pouvait rien faire du tout parce que ces soldats, flics ou autre, ne venaient pas de leur part.

Ali a du demander sa médication en avance pour essayer de dormir et tout oublier, il dit en avoir eu trop besoin !

Je suis en pleurs lorsque je vous raconte tout ça, car je sens que tout va en s’aggravant pour lui. »

Signez la pétition!

Envoyez un message de soutien à Ali

Prison de Salé II : des soldats partout, fouilles corporelles, contrôles des cellules, tabassage de détenus et menaces verbales

dans DANS LA PRESSE/LA PRISON AU MAROC par

Un jeune prisonnier politique a fêté à sa manière le deuxième anniversaire de la naissance du Mouvement du 20 février en envoyant depuis la prison civile de Salé 2 un message-vidéo dans lequel il a clamé haut les idéaux de son mouvement.

Loin de faire dans le « naâmisme » (Naâm Sidi !, Naâm Lalla !), ce jeune détenu confirme les principes du M20F et dit parler au nom de tous ses camarades détenus avec lui dans ce pénitencier.

Au passage, il critique les déclarations du ministre de la justice et des libertés (sic), Mustapha Ramid, qui avait assuré il y a quelques mois qu’il n’y avait pas de prisonniers politiques au Maroc, avant de se rétracter piteusement devant la levée de boucliers que ses paroles ont provoquée.

Ce jeune homme a terminé son message par un « Vive le peuple marocain » au lieu de l’obligé « « Vive le roi ! ».

Selon des sources contactées par Demain, depuis la parution de cette vidéo, le régime a réagi en investissant de force Salé 2, avec un renfort de 20 matons qui ont mis sens dessus dessous les quartiers de la prison. Fouilles corporelles, contrôles des cellules, tabassage de détenus et menaces verbales contre les récalcitrants, tel est le climat dans cette taule.

On a appris également que Abdelkader Belliraj, présenté par les autorités marocaines comme le chef d’un réseau islamiste portant son nom, une accusation que les autorités belges jugent farfelue, a été mis à l’isolement total.

Va-t-on essayer d’impliquer Belliraj avec le Mouvement du 20 février ?

Source : l’article sur demainonline et la vidéo du militant du Mouvement du 20 février

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