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Mères acharnées pour Belges oubliés.

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Mères acharnées pour Belges oubliés.
Luk Vervaet,
enseignant en prison, membre de la Commission arabe pour les droits de l’homme (http://www.achr.nu/achr.fr.htm)

Le jeudi 7 octobre, les sœurs et la mère d’Ali Aarrass organisent une conférence de presse et une conférence publique pour obtenir la libération de leur frère et fils1. Le samedi 9 octobre, les sœurs et la mère d’Oussama Atar appellent à un rassemblement pacifique devant le palais de Justice à Bruxelles pour obtenir son rapatriement vers la Belgique.

Les mères et les sœurs d’Ali et d’Oussama ont quelque chose d’universel.

Elles me rappellent Carine Russo, Tinny Mast ou Elisabeth Brichet, qui, il y a quinze ans, se sont battues avec l’acharnement maternel et tous les moyens en leur pouvoir pour leurs enfants disparus. Elles me rappellent les « folles de la Plaza de Mayo » à Buenos Aires, manifestant pendant des années avec les photos de leurs enfants, disparus sous la dictature. Lorsque Farida ou Asma me disent : « Chaque nuit, je vais dormir en larmes« , je pense à cet océan de tristesse chez Tinny Mast, quand elle me parlait de ses enfants disparus, Kim et Ken.

La famille Atar se bat pour la vie d’Oussama. Il a 27 ans et se trouve depuis presque sept ans dans l’enfer des prisons irakiennes. Il a été arrêté par les forces d’occupation américaines dans la zone dite sunnite en Irak pour avoir franchi illégalement la frontière syro-irakienne. Il a été condamné à dix ans de prison. Selon des rapports médicaux officiels, Oussama est gravement malade. Oui, Oussama a fait presque toutes les prisons irakiennes. D’Abou Ghraib, la tristement célèbre prison de la torture, à la prison de Rusufa, tout aussi notoire.


La famille Aarrass se bat pour Ali (48 ans). Depuis deux ans et demi, il se trouve en isolement dans la section de haute sécurité de la prison espagnole de Botafuegos à Algeciras. Pour les tribunaux espagnols, il peut être libéré. Parce que les accusations de « terrorisme » à son égard ne tiennent pas. Mais en raison d’une demande d’extradition du Maroc dans l’affaire Belliraj, Ali reste en prison. Presque toutes les organisations internationales des droits de l’homme ont cloué au pilori le procès Belliraj comme une farce et comme le procès de la torture. Amnesty International Espagne a lancé un appel contre l’extradition d’Ali vers le Maroc. Ali lui-même a mené deux grèves de la faim, au péril de sa vie, contre son incarcération. Pourtant, Ali reste en cellule.
Ali et Oussama ont tous les deux la nationalité belge.
Pendant des années, les autorités belges ont joué l’impuissance face aux demandes d’aide et aux questions des familles. Cette attitude n’a pas changé depuis que la Belgique préside le Conseil de l’Union européenne et que le président de l’Union européenne est belge. On dit aux familles que la Belgique ne peut rien ou presque rien. Et qu’elles ne doivent pas faire trop de publicité autour de ces cas, parce que cela risquerait d’entraver une évolution positive.


Je me souviens du cas du Dr Jan Cools, qui était un bon ami à moi. Le 21 mai 1988, un groupe de terroristes islamistes l’a kidnappé à Rashidiye, un camp de réfugiés palestiniens au Liban, où il travaillait en tant que médecin. A ce moment-là, le ministre belge des Affaires étrangères était Leo Tindemans (CD&V). Je peux vous garantir que Jan n’était pas populaire dans les milieux gouvernementaux, qui estimaient que ce militant maoïste avait lui-même cherché les ennuis et que la situation au Liban était extrêmement compliquée et difficile. Le chargé d’affaires belge à Beyrouth ne bougeait pas. Mais Tindemans n’est pas resté sourd aux appels à l’aide. Il a chargé un haut fonctionnaire, Jan Hollants van Loocke, de s’occuper de ce cas. Et tout a changé. Hollants van Loocke était un diplomate compétent et intelligent, qui entretenait une très bonne relation avec le mouvement de solidarité belge et la famille Cools. Les médias s’y sont mis aussi. Un journaliste de la télévision belge flamande, Johan Depoorter, a accompagné les parents de Jan Cools à Beyrouth. Le ministre Urbain (PS) s’est rendu en Libye pour négocier avec le président Kadhafi et lui demander d’intervenir auprès des ravisseurs. Jan Cools a finalement été libéré sain et sauf en juin 1989. Le gouvernement belge a même mis un avion à la disposition de la famille Cools pour aller chercher Jan lors de sa libération.


Bien sûr, l’enlèvement de Jan n’est pas l’incarcération d’Ali ou d’Oussama. Mais l’affaire de Jan interpelle le gouvernement belge actuel quant à sa passivité écrasante dans les cas d’Ali et d’Oussama.

Pourquoi pas la même fermeté dans la prise en main des cas d’Ali et d’Oussama que celle manifestée dans le cas de Jan? Serait-ce parce Ali et Oussama ne se prénomment pas « Jan » et que la famille Atar ou Aarrass ne se nomment pas « Cools »? Ou a-t-on atteint un tel degré d’islamophobie qu’un gouvernement se sente plus concerné par une famille catholique que par des familles musulmanes ? En bref, existe-t-il deux catégories de citoyens belges ? Ou le gouvernement belge est-il prêt à intervenir lors d’un enlèvement par un groupe terroriste islamiste mais pas face au terrorisme d’Etat des nations et régimes amis?
Les questions sont posées. Vu la situation dramatique d’Oussama et d’Ali, elles exigent une réponse claire et urgente.

1conférence de presse  sur « l’Affaire Ali Aarrass » : le jeudi 7 octobre 2010 de 10.30 à 12.30 heures dans les locaux de la Ligue des droits de l’Homme, Rue du Boulet 22, 1000 Bruxelles avec maître Mohamed Ali Nayim, l’avocat espagnol d’Ali Aarrass, Aberrahman Benyahya, président et porte-parole de la CIM (Commission Islamique de Melilla), Mustafa et Farida Aarrass, père et sœur d’Ali, maîtres Alamat Dounia et Christophe Marchand, ses avocats belges, Amnesty International Belgique (invité).

Conférence publique le jeudi 7 octobre de 19 à 22 heures avec les mêmes intervenants au Centre Communautaire Maritime, Rue Vandenbogarde, 93 à 1080 Bruxelles.

conférence de presse  sur « l’Affaire Ali Aarrass » : le jeudi 7 octobre 2010 de 10.30 à 12.30 heures dans les locaux de la Ligue des droits de l’Homme, Rue du Boulet 22, 1000 Bruxelles avec maître Mohamed Ali Nayim, l’avocat espagnol d’Ali Aarrass, Aberrahman Benyahya, président et porte-parole de la CIM (Commission Islamique de Melilla), Mustafa et Farida Aarrass, père et sœur d’Ali, maîtres Alamat Dounia et Christophe Marchand, ses avocats belges, Amnesty International Belgique (invité).

Conférence publique le jeudi 7 octobre de 19 à 22 heures avec les mêmes intervenants au Centre Communautaire Maritime, Rue Vandenbogarde, 93 à 1080 Bruxelles.

« L’affaire Ali Aarrass ».

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« L’Appel pour la libération d’Ali Aarrass » vous invite à une conférence exceptionnelle sur « L’affaire Ali Aarrass ».
Pour une campagne internationale contre son extradition

avec

* Maître Mohamed Ali Nayim, l’avocat espagnol d’Ali Aarrass
* Aberrahman Benyahya, président et porte-parole de la CIM (Commission Islamique de Melilla)
* Mustafa et Farida Aarrass, père et sœur d’Ali
* Maîtres Alamat Dounia et Christophe Marchand, ses avocats belges
* Amnesty International Belgique (invité)
* Modérateur : Luk Vervaet, Appel pour la libération d’Ali Aarrass

En octobre 2010, il y aura exactement deux ans et demi qu’Ali Aarrass, Belgo-Marocain, a été incarcéré dans une prison espagnole en attendant son extradition vers le Maroc pour “terrorisme”. Le 21 avril 2009, Amnesty International (Espagne) écrivait sur son cas : « Ali Aarrass a fait l’objet d’une information judiciaire ouverte en 2006 par l’Audience nationale espagnole pour des infractions liées au terrorisme mais, le 16 mars 2009, cette juridiction l’a provisoirement close en raison de l’insuffisance des éléments de preuve… ».

Et pourtant, Ali reste en prison en raison de la demande d’extradition du Maroc. Amnesty International (Espagne) a lancé l’appel suivant : « Exhortez les autorités à ne pas extrader Ali Aarrass ni Mohamed el Bay vers le Maroc car ils risqueraient d’être détenus au secret, de subir des actes de torture et d’autres mauvais traitements, ainsi que d’être victimes d’un procès inique ».

La conférence abordera les thèmes suivants :

* Quelles sont les accusations contre Ali ?
* Une personne peut-elle être jugée deux fois pour les mêmes faits ?
* Un pays européen peut-il extrader un de ses citoyens vers un pays qui pratique la torture contre des personnes soupçonnées de terrorisme ?
* La Belgique intervient-elle pour protéger son ressortissant ?
* Quel est l’état de santé d’Ali, après deux grèves de la faim ?
* Quelles sont les conditions de détention d’Ali en section d’isolement?
* Que pense la Cour européenne des droits de l’homme des extraditions vers le Maroc ?
* Quelle campagne de solidarité avec Ali mène-t-on à Melilla et que pouvons-nous entreprendre en Belgique ?

Quand ? Le jeudi 7 octobre 2010 de 19 à 22 heures. Ouverture de la salle à 18.30 h.
Où ? Centre Communautaire Maritime, Rue Vandenbogarde, 93 à 1080 Bruxelles.

Invitation à la conférence de presse sur « l’affaire Ali Aarrass » le jeudi 7 octobre

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Chère madame, cher monsieur, chère rédaction,

La Commission arabe des Droits Humains (http://www.achr.nu/achr.fr.htm) vous invite à une conférence de presse exceptionelle  sur

« l’Affaire Ali Aarrass »

Quand ? Le jeudi 7 octobre 2010 de 10.30 à 12.30 heures.

Où ? Ligue des droits de l’Homme, Rue du Boulet 22, 1000 Bruxelles ((http://www.liguedh.be/).

avec

Maître Mohamed Ali Nayim,

l’avocat espagnol d’Ali Aarrass

Aberrahman Benyahya,

président et porte-parole de la CIM (Commission Islamique de Melilla)

Mustafa et Farida Aarrass,

père et sœur d’Ali

Maîtres Alamat Dounia et Christophe Marchand,

ses avocats belges

Amnesty International Belgique (invité)

Contact de presse et modérateur : Luk Vervaet 0478653378 vervaetluk@gmail.com

En octobre 2010, il y aura exactement deux ans et demi qu’Ali Aarrass, Belgo-Marocain, a été incarcéré dans une prison espagnole en attendant son extradition vers le Maroc pour “terrorisme”. Le 21 avril 2009, Amnesty International (Espagne) écrivait sur son cas : “Ali Aarrass a fait l’objet d’une information judiciaire ouverte en 2006 par l’Audience nationale espagnole pour des infractions liées au terrorisme mais, le 16 mars 2009, cette juridiction l’a provisoirement close en raison de l’insuffisance des éléments de preuve…”. Et pourtant, Ali reste en prison en raison de la demande d’extradition du Maroc. Amnesty International (Espagne) a lancé l’appel suivant : « Exhortez les autorités à ne pas extrader Ali Aarrass ni Mohamed el Bay vers le Maroc car ils risqueraient d’être détenus au secret, de subir des actes de torture et d’autres mauvais traitements, ainsi que d’être victimes d’un procès inique« .

L’appel de Farida Aarrass

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APPEL EXTRÊMEMENT URGENT!

Je m’appelle Farida Aarrass et suis la soeur d’un ressortissant belge qui se nomme Ali Aarrass.

Mon frère Ali est en détention en Espagne (Algeciras) depuis 2 ans, il se trouvait en Espagne et fut arrêté le 1er avril 2008 par la police espagnole, la mandat d’arrêt fut envoyé par le Maroc.

Durant ces deux années de détention, l’Espagne est restée dans l’attente de preuves de la part du Maroc.  Aucune preuve ne fut soumise ce qui valut la prononciation d’un non lieu de la part du juge Baltazar Garzon (juge anti terroriste).
Malgré cela, mon frère est toujours détenu dans le centre pénitencier Botafuegos à Algeciras, car le Maroc exige son extradition.

Pas mal d’associations, représentants politiques espagnols, le maire de la ville Imbroda, ainsi que tout! e la famille en Espagne se mobilisent depuis deux ans pour éviter à tout prix l’extradition de Ali vers la torture au Maroc, faisant pression de part et d’autre auprès de la justice espagnole.
Le ministère des affaires étrangères belge prétend que les autorités belges ne peuvent rien faire pour mon frère, il est oublié.

Et voilà que la semaine dernière, nous recevions une nouvelle qui nous laisse perplexes.

La Belgique a extradé au Maroc un dénommé Ben Yatou Ben Rabeh, qui était en détention en Belgique, qui est d’origine algérien mais qui est sans papiers et qui en plus n’avait pas de famille ici, donc aucun soutien, personne qui puisse remarquer son absence.

Le journal « De Morgen » a publié un article le samedi 06 mars 2010, qui traite de ce sujet.

Ce détenu extradé au Maroc, Ben! Yatou Ben Rabeh, a été sauvagement torturé et même mutilé, on lui a extorqué des aveux sous la torture, il a signé des déclarations parmi lesquelles il y avait le nom de mon frère….

Le Maroc fabriquant des preuves avec le soutien de la Belgique! C’est scandaleux!

Pour le Maroc, on le savait déjà, sa réputation est toute faite, état où la corruption est chose courante, d’ailleurs vous pouvez le constater facilement puisque toutes les informations qui véhiculent nous proviennent des prisonniers eux mêmes, dans les prisons marocaines, vous pouvez avoir un gsm moyennant de l’argent. Au Maroc tout se paye.
Mais en ce qui concerne la Belgique, on en revient pas!  Un état de droit, pays signataire des Conventions des Droits de l’Homme!

Comment est ce possible?

Qui a permis une telle démarche?

Ma famille et moi même sommes extrêmement inquiets! quant à la situation de mon frère.  Il est de nationalité belge, il a vécu 28 ans en Belgique et a été un citoyen honnête, il a fait son service militaire ici à l’époque et son comportement fut irréprochable. Il n’a jamais vécu au Maroc, puisque nous sommes originaires de Melilla, notre ville natale où nous avions vécu jusqu’à nos 14ans, après cela nous sommes venus rejoindre notre mère (parents divorcés) en Belgique où nous sommes restés jusqu’à ce jour.

Mon frère risque la torture.  S’il doit être jugé quelque part que ce soit ici même en Belgique, vu qu’il n’a jamais vécu au Maroc.

Je fais appel à toute personne, toutes associations ou organisations travaillant pour le respect des droits de l’homme, à nous soutenir et à tenter des démarches ! qui pourraient sauver mon frère de la torture.

Farida Aarrass
0486/703215

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