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Ali Aarrass, invité chez Amnesty International Belgique, et au premier congrès du N.A.R. (National Assembly of Rif)

dans ACTIONS/DANS LA PRESSE/ORGANISATIONS POUR LES DROITS DE L'HOMME / FOR HUMAN RIGHTS/TORTURE par


SOURCE AI Belgique

Le 2 avril 2020, Ali Aarrass a été libéré de la prison de Tiflet au Maroc, après 12 années de détention. Ce Belgo-Marocain avait été arrêté par la police espagnole en 2008, suspecté de trafic d’armes pour un réseau terroriste. Une solide enquête de l’éminent juge Baltasar Garzón avait abouti à un non-lieu, faute de la moindre preuve. Malgré cela, et contre l’avis des Nations unies (ONU), l’Espagne a accepté en 2020 la demande d’extradition d’Ali Aarrass vers le Maroc. Cela a marqué le début de dix ans d’un véritable enfer. À son arrivée, Ali a été torturé sans relâche pendant 12 jours. Il a ensuite vécu l’isolement parfois total, les mauvais traitements, les humiliations. Mais cela ne l’a jamais fait se taire, au contraire.

Ali Aarrass réside aujourd’hui en Belgique, où il essaie de se reconstruire, mais aussi d’obtenir justice. Nous l’avons rencontré dans les bureaux de la section belge francophone d’Amnesty International, qui s’est mobilisée pendant des années en sa faveur.

Qu’est-ce qui vous motive aujourd’hui à témoigner des violences et atrocités commises dans les prisons marocaines ?

C’est mon combat. Parler de ce qui m’est arrivé m’aide à faire face, mais je témoigne surtout pour soutenir les personnes qui sont encore enfermées là-bas. Aujourd’hui, être libre est une raison de plus de ne pas rester dans mon coin, afin que ces tortionnaires soient punis pour leurs crimes. J’ai survécu à ces atrocités, ce n’est pas pour me taire.

Lors de votre détention, avez-vous reçu le soutien d’autres détenus ?

Il est vrai que comme je tentais de défendre la cause des prisonniers, une certaine forme d’empathie et de solidarité pouvait se créer envers moi. Cependant, j’essayais de ne pas m’approcher d’eux, car ceux qui entraient en contact avec moi étaient transférés dans d’autres quartiers ou dans d’autres prisons loin de leur famille.

Je me suis demandé pourquoi il ne me transférait pas moi plutôt qu’eux. En fait, les autorités voulaient me maintenir à Rabat pour que les ONG organisations non gouvernementales, NDLR], ou d’autres organisations, puissent me rendre visite facilement et constater les bonnes conditions de détention. Bien sûr, ces visites se faisaient après un grand nettoyage. C’était une mascarade. On ne pouvait même pas se retrouver seul avec les personnes qui examinaient les conditions de détention, il y avait toujours un responsable de la prison pas loin.

Souvent, ces visites étaient faites par le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) marocain, qui dépend entièrement de l’État. Les rapports que fait cette institution ne sont pas fiables.

Ils envoyaient des médecins aussi ?

Oui, mais là aussi, j’ai appris à rester méfiant. Par exemple, lorsque le psychiatre vous demandait si vous dormiez bien, c’était un piège qu’il vous tendait pour vous prescrire un tranquillisant et vous transformer en une sorte de zombie. Une fois, j’ai pris un des médicaments que l’on m’a prescrit et je ne me suis pas reconnu. Il ne faut pas montrer de points faibles en prison, sinon ils s’en servent contre vous.

Aussi, quand vous demandez un médecin, il n’y en a jamais de disponible. Il y a des morts dans ces prisons. Je me souviens d’un prisonnier qui n’a pas eu accès à des soins. Il est mort dans sa cellule. Les autorités ont emmené son corps à l’hôpital et ont fait dire aux médecins qu’il était décédé là-bas. Selon les chiffres officiels, il n’y a donc aucun mort dans les prisons marocaines.

Aviez-vous des contacts avec votre famille et votre avocat ?

Je n’ai eu aucun contact avec eux pendant les 5 premiers mois au Maroc, j’étais à l’isolement total. Je n’avais même pas le droit à des douches, pas le droit de téléphoner à ma famille, pas le droit de sortir au préau … j’avais juste le droit à de la nourriture immangeable. La soupe servie la veille se transformait en un bloc compact le lendemain. Il y avait des insectes dans les lentilles. La faim était toujours présente. La nuit, les lumières pouvaient être allumées ou éteintes en fonction de l’envie des gardes. Tout devenait un moyen de torture dans le but de nous faire perdre la raison.

Les prisonniers les plus dangereux, de « catégorie A », dont je faisais partie, devaient être coupés du monde, personne ne devait me croiser ou m’approcher. C’était un isolement très dur, j’ai été le seul à occuper une cellule dans un couloir qui en comptait 38. Elles avaient été vidées pour que je me retrouve totalement seul. À cette époque, les printemps arabes étaient en cours et même ça, je ne l’ai su que bien plus tard. J’ai même perdu la notion du temps.

Comment s’est passé votre retour en Belgique ?

Je suis sorti de prison en plein confinement à cause de la pandémie. Quand les portes de la prison se sont ouvertes, j’ai fait face à un horizon que je n’avais pas vu depuis des années. Ma famille est venue me chercher pour aller à l’ambassade. J’ai demandé à pouvoir rentrer en Belgique, mais les autorités belges m’ont répondu qu’ils ne pouvaient rien faire pour moi, que les frontières étaient fermées. Il y a bien eu des vols de rapatriement mais ils ne m’ont jamais pris.

C’est une famille belge qui réside à Rabat, que je remercie énormément, qui m’a accueilli pendant les trois mois de confinement au Maroc. La maison et la famille étaient sous surveillance de la police à cause de moi. Je n’avais pas envie qu’ils aient des problèmes avec les autorités ou le voisinage.

Aujourd’hui je cherche du travail. Je suis ancien commercial, j’ai toujours été indépendant et je suis maintenant au CPAS. Les difficultés continuent même à l’extérieur de la prison.

Vous êtes suivi médicalement ?

J’ai vu plusieurs spécialistes depuis mon retour. J’essaie aujourd’hui de respirer et de vivre mais c’est impossible d’oublier. C’est en rentrant à la maison le soir que tout cela me revient. J’essaie de ne pas tomber dans cette ambiance-là. Mais c’est plus fort que moi, je l’ai vécu, le trauma est là. J’ai une fille que je n’ai pas vu grandir pendant 12 ans … ça, c’est irréparable.

Vous menez un combat pour obtenir justice devant les tribunaux également. Quelles sont les procédures en cours ?

Le Maroc a toujours nié et il continuera afin de protéger son image. Ils n’admettront jamais qu’ils aient pu se tromper sur un prisonnier ou une accusation de terrorisme. Ils ont dû me torturer pour que je signe un PV et m’arracher de faux aveux. Au Maroc, toutes les personnes qui se font arrêter pour terrorisme sont d’office condamnés. Ce qui leur permet de paraitre crédible dans leur lutte contre le terrorisme sur la scène internationale.

Une action est en cours à la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH). Les autorités marocaines se défendent avec de faux témoignages et en me faisant passer pour un menteur. Ils ne veulent pas reconnaître leur erreur. Erreur dont je porte les traces physiques et psychologiques dans ma chair.

Vous intentez également une action contre l’État Espagnol ?

L’Espagne a été condamnée récemment pour mon extradition vers le Maroc. Extradition qui s’est faite malgré le non-lieu de l’affaire qui a prouvé mon innocence, et malgré les recommandations d’Amnesty International et des Nations Unies qui s’inquiétaient des risques de torture que j’encourais. Mais ce procès est toujours en cours puisque l’État a fait appel.

La Belgique avait refusé l’assistance consulaire pendant des années. A-t-elle, aujourd’hui, fait un pas vers vous ?

Non, je ne suis pas en contact avec les autorités. Personne n’a sonné à ma porte pour me demander des nouvelles. Je n’attends de toute façon rien de l’État. Je suis déçu que la Belgique n’ait rien fait et ne vienne pas au secours d’un citoyen. Depuis le mois de janvier, nous avons obtenu gain de cause pour les binationaux. Maintenant, l’État doit leur garantir l’assistance consulaire.

En détention, receviez-vous les messages envoyés par les militant·e·s d’Amnesty ?

Oui, il fallait rester fort et c’est grâce à vous que j’y suis arrivé. Votre soutien m’a permis de tenir. Vos voix faisaient vibrer ma cellule. Ma sœur me rapportait au téléphone vos messages réconfortants, je ressentais alors comme une lumière qui me donnait le courage de continuer.

D’autres prisonniers sont abandonnés, vulnérables, dont beaucoup d’innocents, qui rentrent dans leur coquille. Je les comprends. Ça n’était pas mon cas. Je devais absolument, malgré ces conditions, lever le poing et dénoncer les atrocités qu’ils nous faisaient. Je vous remercie du fond du cœur.

 

Au N.A.R. National Assembly of Rif 

Voir l’enregistrement sur Facebook

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La VOZ de ASTURIAS : Historia de ALI (un articulo de opinion de Gonzolo Olmos, 1/06/2021)

dans DANS LA PRESSE/ORGANISATIONS POUR LES DROITS DE L'HOMME / FOR HUMAN RIGHTS/TORTURE par

SOURCE

La televisión belga RTBF ha producido un valiente documental sobre la historia de Ali Aarrass, en su colección Témoignages (Testimonios), que pueden ver en la web y redes de esta cadena y que bien merece la atención del público español.

Porque la desdichada peripecia de Ali tiene mucho que ver con las responsabilidades e incumplimientos de España respecto de las obligaciones internacionales adquiridas en materia de derechos civiles, sumadas a las de Bélgica y Marruecos, el Estado ejecutor de las graves violaciones de derechos humanos padecidas por Ali, aún sin verdadera investigación oficial ni depuración de responsabilidades.

Aunque originariamente de nacionalidad marroquí, Ali es en buena medida melillense por haber vivido allí en su infancia, y belga por los 28 años transcurridos posteriormente en el país europeo, adquiriendo dicha nacionalidad en 1989, incluso prestando el servicio militar y desarrollando allí una buena parte de su vida. De vuelta a sus raíces melillenses en 2005, comenzó su pesadilla, al aparecer su nombre en investigaciones sobre grupos terroristas islamistas. No se formuló ninguna clase de acusación frente a él en España, pero, en 2008, fue detenido a instancias de las autoridades marroquíes, y extraditado al país vecino. Se autorizó la entrega con base en la sacrosanta cooperación antiterrorista, pese a la ausencia de evidencias sólidas en contra de Ali y a despecho de las advertencias del Comité de Derechos Humanos de la Organización de las Naciones Unidas (ONU), que había manifestado que corría riesgo de sufrir tortura en Marruecos. Ali Aarrass denunció que había sido sometido a torturas u otros malos tratos bajo custodia entre el 14 y el 24 de diciembre de 2010, hechos que volvieron a producirse posteriormente ya en prisión. Las autoridades marroquíes nunca investigaron adecuadamente sus denuncias de palizas, descargas, violación con objetos, ahogamiento, mantenimiento colgado de las muñecas durante horas, etc. Un vídeo grabado clandestinamente en prisión muestra, de hecho, las reveladoras marcas de la brutalidad en el cuerpo de Ali. El 19 de noviembre de 2011, sin más base que unas declaraciones obtenidas mediante tortura, fue declarado culpable de utilización ilegal de armas y de formar parte de un grupo que pretendía llevar a cabo actos de terrorismo y condenado a 15 años de prisión, que se redujeron a 12 tras los sucesivos recursos. En 2012, el relator de la ONU para la tortura, Juan Méndez, que tuvo ocasión de conocer las condiciones de encarcelamiento de Ali Aarrass y que pudo promover su examen por un médico forense independiente, dio pleno crédito a las denuncias de torturas, y así lo puso de manifiesto a las autoridades marroquíes, para que cesase cualquier práctica de esta naturaleza y se investigase lo sucedido.

En 2013, el Grupo de Trabajo de la ONU sobre la Detención Arbitraria pidió a las autoridades marroquíes que dejaran a Ali Aarrass en libertad de inmediato, tras concluir que había sido declarado culpable sin más fundamento que confesiones obtenidas por medio de tortura. En 2014, el Comité de la ONU contra la Tortura concluyó igualmente que la confesión había sido decisiva para declararlo culpable sin que se llevaran a cabo investigaciones adecuadas de la tortura que había denunciado.

Paralelamente, el Comité de Derechos Humanos de la ONU decidió, en julio de 2014, que España había incumplido las obligaciones contraídas en virtud del Pacto Internacional de Derechos Civiles y Políticos al extraditar a Ali Aarrass a Marruecos. Asimismo, pidió a España que concediera a Ali Aarrass la debida indemnización y que tomara todas las medidas posibles para garantizar, en colaboración con las autoridades marroquíes, que su detención en Marruecos se ajustaba al derecho y las normas internacionales.

En 2015, el Comité contra la Tortura expresó también su preocupación por su extradición en 2010 y pidió a España que investigase sus denuncias de tortura. A pesar de numerosas decisiones de la ONU que confirman las violaciones de derechos humanos que Ali Aarrass sufrió, hasta la fecha las autoridades marroquíes y españolas no le han ofrecido resarcimiento alguno. Y tampoco lo han hecho las autoridades belgas, pese a su inacción en la protección de un nacional de dicho país. Ni las repetidas medidas de protesta de Ali ni las campañas internacionales en su favor consiguieron su liberación anticipada, que no se produjo hasta abril de 2020. Ali, finalmente, pudo viajar a Bélgica unas semanas después, para comenzar su recuperación y seguir su lucha por la verdad y la justicia.

Quienes, a través de Amnistía Internacional en Asturias, que ha trabajado durante años en el caso de Ali, hemos conocido de su viva voz la pesadilla a la que ha sobrevivido, sabemos que, pese al tormento infligido y los años robados, no parará hasta que se ventilen todas las responsabilidades por los crímenes de los que ha sido víctima. Ali quiere, y tiene derecho a ello, que se reconozca cómo el zarpazo de un Estado autoritario (Marruecos), donde la represión es constante (frente a los activistas sociales rifeños o los líderes saharauis en los territorios ocupados, por ejemplo), la  práctica de la tortura es sistemática y la falta de garantías en los procedimientos judiciales es común, contó, al pronunciarse las palabras mágicas («lucha contra el terrorismo», que justifica todo y evita cualquier pregunta, al parecer), con la cooperación de España al entregarle pese a la repetida advertencia de que sucedería lo que luego acaeció (torturas y condena sin fundamento fáctico) y la complacencia de la propia Bélgica que, en la práctica, lo consideró un ciudadano de segunda indigno de su protección. La duda no es, por lo tanto, si el horror de la violencia estatal marroquí y la inicua colaboración activa u omisiva de las autoridades españolas y belgas detendrán los esfuerzos de Ali para obligar a que se rindan cuentas. La cuestión es si la sociedad civil de estos países será capaz de decirle a los aparatos de poder estatal que permitir o facilitar directa o indirectamente la tortura, en cualquiera de sus formas, es totalmente inaceptable, deslegitima el poder público y lo rebaja a la condición criminal de los autores, si no se depuran responsabilidades y se repara, en aquello que sea posible (porque ese dolor jamás se borra), el enorme daño causado.

Mercredi 24/3/2021 : Ali Aarrass à la radio et sur La Une (RTBF)

dans DANS LA PRESSE/Evénements par

Photo/Picture :  Thomas Nolf

Á la radio La Première à 7h.10

 

 

 

 

 

Sur la Une à 19h30

 

Ali Aarrass, 2020 : « Mes meilleurs vœux à toutes et à tous »

dans SANS CATEGORIES par

Comme par le passé depuis ma cellule et aujourd’hui malgré le confinement, je vous souhaite d’agréables fêtes en compagnie de vos proches.

Cette année, libre enfin, je partage avec vous une liberté limitée comme dans tant d’autres pays. Par cette occasion, j’en profite de remercier tout le monde qui m’ont soutenu, mais spécialement au Comité free Ali, qui n’a jamais abandonné, ni baissé les bras dans ce combat livré en Belgique et en faisant entendre sa voix partout dans le monde.

Nous devions rester forts et unis dans les moments durs et difficiles, il fallait surmonter toutes les épreuves qu’ils nous ont infligés.

J’espère que l’année 2021 sera une année positive pour tous. Qu’elle nous apportera bonheur et surtout la santé et qu’on puisse réaliser nos désirs.

Quant à moi, ma vie reprend ses repères peu à peu, ma santé en parallèle et aussi avec ma famille.

Psychologiquement et psychiquement je me bats tous les jours. Il m’est difficile d’oublier les douze années d’horreur. Je suis traumatisé et touché au fond de moi-même…

J’espère que l’année 2021 sera l’année où je pourrai m’en sortir et avoir une nouvelle vie comme tant d’autres citoyens.

Me voilà sincèrement avec beaucoup d’envie de vous rencontrer et de passer de bons moments agréables, unis et plus forts que dans le passé.

Meilleurs vœux à tous malgré cette année si particulière.

Ali Aarrass

30 jours pour Ali Aarrass. Ultime appel aux dons

dans ACTIONS/Evénements par
 
 
(Photo : un papa qui attend son fils)
 
Chères amies, chers amis,

Dans très exactement un mois, le 02 avril 2020, Ali Aarrass sera libre.

Ce moment, tant espéré et mille et une fois imaginé, va enfin se produire. Il faut bien qu’un jour la vie reprenne ses droits. L’indigne ne peut durer éternellement.

Aujourd’hui, c’est une joie particulière qui nous anime, celle des retrouvailles annoncées avec notre frère Ali qui a été injustement privé de liberté douze longues années durant. A cette joie indéniable de voir un vieux père fatigué serrer dans ses bras son fils bien-aimé après une interminable absence, se mêle aussi une anxiété sourde nourrie par l’incertitude du lendemain. Inévitablement on ne sort pas indemne d’une telle épreuve. L’infâme subi sur tant de temps ne peut que laisser des traces indélébiles et nous craignons l’effet prolongé de celles qui auront marqué au fer rouge le corps et l’esprit d’Ali.

Pour dissiper toute l’appréhension qui peut venir troubler l’esprit de ses proches en cette ultime période d’attente, il y a la foi mais aussi les marques de soutien non démenties qui ont rendu cette épreuve moins lourde pour Ali comme pour l’ensemble de sa famille. Elles ont permis de rendre à Ali un bout de l’humanité qui lui était arrachée.

A l’aube de sa nouvelle vie d’homme libre, c’est donc tout naturellement que nous faisons appel une fois de plus à votre sens de la solidarité. Si le temps de la libération sera certes celui des retrouvailles, il sera aussi celui d’innombrables démarches administratives en tout genre. Ali aura besoin d’un minimum de ressources financières pour vivre dignement et couvrir les frais auxquels il sera exposé, le temps de recouvrir ses droits sociaux.

C’est pourquoi nous lançons une dernière campagne de soutien financer, avec l’objectif de récolter un maximum de fonds en 30 jours. La somme réunie, que nous nous engageons à vous communiquer en toute transparence, sera remise à la famille d’Ali au moment de sa libération. Tout geste, même minime, compte. L’essentiel est de faire perdurer ce formidable élan de solidarité qui a grandement contribué à sauvegarder la dignité d’un homme opprimé.

Nous vous remercions d’avance d’effectuer vos dons au numéro de compte suivant : BE69 0016 7484 8678 de Farida Aarrass avec la mention « Ali libre ». 
 
Une fois Ali effectivement libre et de retour parmi nous, nous chérissons le souhait de vous réunir toutes et tous lors d’un grand événement festif. Ce sera pour nous l’occasion de vous témoigner en sa présence de notre profonde reconnaissance pour votre soutien si précieux.
 
D’avance merci à toutes et tous ! N’hésitez pas à diffuser cet appel aux dons autour de vous.
 
Khadija Senhadji pour le Comité Free Ali
 

 

#Waiting4Ali 02 04 2020

Ali Aarrass sera bientôt libre #WAITING 4 ALI ! 02 04 2020

dans SANS CATEGORIES par

# WAITING 4 ALI – 02.04.2020

Chers amis !

Voilà bientôt 12 ans que Ali aura été arbitrairement emprisonné. Cela fera 4380 jours de privation de liberté et tout au long de ces douze années, il aura subi un traitement humiliant, dégradant, on ne peut plus inhumain.
Mais aujourd’hui, malgré toutes ces années d’injustices, Ali sourit et rit à l’idée que sa mise en liberté approche. Cet homme n’a jamais plié, n’a jamais abandonné et a réussi malgré et contre tout à sauvegarder son humanité et sa dignité. Il me disait lors d’un échange téléphonique : « Ma dignité, je me couche avec elle le soir, et je me réveille avec elle le matin. C’est le plus important, j’y tiens ! »

Très chers amis, si Ali fait preuve d’une résilience hors paire, c’est entre autre grâce à tout le soutien que vous lui avez témoigné de différentes manières, tout au long de cette si dure épreuve.
Nous voulons et avons besoin de continuer à croire en nous tous. En cette force qui nous unit et qui nous permet d’avancer vers un monde plus humain, plus respectueux, plus sain.

Très chers amis !
Nous comptons sur vous encore une fois pour attendre Ali à nos cotés. Nous lançons une action #

Celle ci consiste à se prendre en photo avec une petite ou grande affiche, vous êtes libres de faire comme vous l’entendez, dans laquelle il est écrit :

# WAITING 4 ALI 02.04.2020

Comme sur les photos partagées par quelques membres et sympathisants du Comité freeali.

Faites nous parvenir votre photo, seul, en groupe, en famille, avec des amis, avec des collègues, où que vous soyez, ici, chez vous, en rue, en voyage ailleurs,……. Faites aussi et si vous le pouvez et le voulez, preuve d’originalité, lâchez vous 😉

Rejoignez nous via ce #

Soyons nombreux à prouver que nous l’attendons ensemble ! Vous l’aurez compris, Ali Aarrass sera libéré le 2 avril 2020 incha Allah.

Un immense merci pour tout.
Nous vous tiendrons informés de l’évolution des choses dans cette affaire et cela jusqu’au bout.

Si toi aussi, tout comme nous, tu attends impatiemment de voir, revoir Ali bientôt libre, n’attends pas. Fais toi une photo avec le # WAITING 4 ALI et envoie la moi, ou identifie moi afin que je la partage.

Nous les rassemblerons toutes pour les montrer à Ali, mais aussi, nous comptons en faire une grande affiche avec un maximum d’entre elles.

Vas y donc ! Fais ta photo # WAITING 4 ALI

Farida Aarrass et le Comité Free Ali.

Manu Scordia, Olivia Venet (LDH), Philippe Hensmans (AI), Farida Aarrass : Ali Aarrass, 11 ans plus tard et toujours en prison

dans ACTIONS/ARTS/AVOCATS/ORGANISATIONS POUR LES DROITS DE L'HOMME / FOR HUMAN RIGHTS par
(photo : Olivia Venet, présidente de La Ligue pour les Droits Humains)

❌ En 2008, le belgo-marocain Ali Aarrass est arrêté par la police espagnole, suspecté de trafic d’armes pour un réseau terroriste.

Onze ans plus tard, en dépit d’un non-lieu faute de preuves et suite à son extradition vers le Maroc, Ali Aarrass est toujours incarcéré dans une prison marocaine.

✊ Devenu l’une des figures emblématiques d’ Amnesty International contre la torture, il est également devenu le symbole de la lutte pour l’égalité des droits des bi-nationaux.

📖 La reparution de la bande dessinée que Manu Scordia lui a consacrée a été préfacée par Alexis Deswaef, Président d’honneur de la Ligue des Droits Humans et soutenue par Amnesty International. Nous reviendrons sur la situation d’Ali Aarras et sur les raisons de l’engagement des intervenant.es présent·es pour cette cause.

Nous en parlerons avec :

Manu Scordia – auteur de bande dessinée et illustrateur * vainqueur 2019 du prix Atomium Le Soir de la meilleure BD de reportage.

Olivia Venet – Présidente de la Ligue des Droits Humains

Philippe Hensmans – Directeur d’ Amnesty International Belgique francophone

▶ Nous aurons aussi la chance d’accueillir Farida Aarrass, la soeur d’Ali.

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📌 « Ali Aarrass » est une bande dessinée en noir et blanc de style roman graphique qui retrace le parcours de cet homme, son enfance à Melilla, sa venue en Belgique, son mariage, ses différents boulots, son service militaire, sa librairie, son arrestation puis les mauvais traitements, l’extradition, la torture, le procès inique… tout cela en alternance avec le combat de sa sœur Farida pour la libération de son frère.

🤝 Une rencontre-débat en collaboration avec Pépite Blues, une librairie générale qui met les afro-littératures du monde entier à l’honneur. Des oeuvres produites par des africain·es, des afro-européen·nes, des afro-américain·es, des afro-caribéen·nes,
mais pas exclusivement. C’est aussi un lieu où écrivain·es, artistes et citoyen·nes se rencontrent, échangent autour des productions culturelles et de la créativité artistique dans leur diversité.

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Lundi 30 septembre 2019 de 19:00 à 22:00
Rue Lambert Crickx 5, 1070 Anderlecht

Réservation souhaitée : 📧 animation@pac-g.be / 📞 02/545.79.11

Facebook event click HERE 

le prix de la BD de reportage 2019 a été attribué à Manu Scordia pour la Bande dessinée « Ali Aarrass ».

dans ACTIONS/ARTS/Evénements/LA PRISON AU MAROC par
Ces 13, 14 et 15 septembre avait lieu la Fête de la BD 2019 à Bruxelles. A cette occasion,la cérémonie de remise des Prix Atomium récompense les bandes dessinées les plus marquantes de l’année.
 
Au total, huit prix ont été décerné: le Prix Atomium de Bruxelles, le Prix Première du Roman Graphique, le Prix Fédération Wallonie-Bruxelles,  le Prix « Le Soir » de la BD de reportage, le Prix Cognito de la BD historique,  le Prix Atomium de la BD citoyenne,  le Prix Willy Vandersteen 2019 et le Prix Raymond Leblanc de la jeune création.
 
Cette année, le prix de la BD de reportage a été attribué à Manu Scordia pour la Bande dessinée « Ali Aarrass ».
Une belle reconnaissance pour cette bande dessinée qui relate l’histoire d’Ali depuis son enfance jusqu’à la situation d’injustice qu’il vit aujourd’hui. Manu Scordia avait déjà édité une première version de cette bande dessinée en 2016 grâce à la campagne de crowfunding « Ali Aarrass, au delà des barreaux et des frontières ».
C’est maintenant aux éditions Vide-Cocagne que le livre est réédité et soutenu par Amnesty International et la Ligue des Droits Humains. Cette nouvelle version est préfacée par Alexis Deswaef, président de la Ligue des Droits Humains.
 
Gageons que cette reconnaissance poussera l’Etat Belge à prendre ses responsabilités et apporter enfin à Ali Aarrass l’aide consulaire à laquelle il a droit.
 
La bande dessinée est disponible en librairie et vous pouvez aussi la commander en ligne ICI
 
 

Ali Aarrass est le Géant de la Bande du Brabant Wallon, Belliraj est son chef… et moi je suis le pape !

dans COMMUNIQUES DE PRESSE/DANS LA PRESSE par

par Luk Vervaet, Comité Free Ali

Cela aurait pu être un poisson d’avril mais un tel poisson, personne ne l’aurait avalé… Ils ont donc décidé de le garder jusqu’au premier jour des vacances, quand plus personne ne fait vraiment attention aux nouvelles. Le problème, c’est qu’il ne s’agit pas d’une blague de mauvais goût, mais d’une affaire extrêmement grave.
Selon la presse, Peter Callebaut, l’avocat des parties civiles dans le dossier des Tueurs du Brabant wallon a découvert « une nouvelle piste spectaculaire » dans un dossier sur cette Bande, rédigé par un « haut fonctionnaire fédéral, expert dans des affaires de terrorisme ».

Pour rappel, la Bande des Tueurs du Brabant a tué 28 personnes lors de braquages de supermarchés (surtout Delhaize) pendant les années 1982-1985. Près de quarante ans après, ces assassins qui avaient clairement pour but de semer la terreur en tuant un maximum de personnes, enfants compris, n’ont toujours pas été identifiés. Jusqu’à la découverte de la nouvelle piste spectaculaire, lancée hier dans la presse : « Le chef de la Bande serait Abdelkader Belliraj, qui travaillait pour Abu Nidal. Le principal tueur de la Bande, appelé « le Géant », serait Ali Aarrass. Belliraj et Aarrass sont tous les deux enfermés au Maroc, le premier condamné à perpétuité et le dernier risque d’être libéré l’année prochaine ! »

Ma première réaction hier soir à cette nouvelle spectaculaire a été : mais où est l’éthique journalistique si on peut lancer ce genre d’accusation horrible, avec nom et prénom, contre des personnes détenues à 2000km d’ici, dans des conditions extrêmement dures et sans aucune possibilité de réplique ? Publication, sans aucun commentaire critique ? A-t-on pensé à leurs proches, à leurs enfants qui doivent passer ces deux mois de vacances avec cette « piste » en tête, et qui devront affronter leurs copains ou copines de classe en septembre ?

Comme il s’agit d’une piste spectaculaire, nous proposons quelques autres pistes et questions aussi spectaculaires.

D’abord : qui est ce fonctionnaire fédéral, expert en terrorisme, dont on ne mentionne pas le nom contrairement à celui des accusés ? Pourquoi cette piste digne d’un mauvais film policier est-elle lancée maintenant ?

Ensuite, pourquoi cette accusation contre Ali Aarrass, l’homme qui était à la tête de la campagne mondiale d’Amnesty international contre la torture et qui doit être libéré dans moins d’un an ? Est-ce parce qu’il y a des forces au sein de l’appareil policier ou judiciaire qui souhaitent empêcher cette libération ? Est-ce parce qu’il est toujours en procès contre l’État belge qu’il veut faire condamner pour non-assistance à un citoyen torturé ayant la double nationalité ? Est-ce parce qu’il est toujours en procès contre l’état espagnol pour extradition illégale ? Est-ce parce que le Maroc souhaite le discréditer à fond avant sa sortie de prison, avant qu’il ne puisse dénoncer ce qu’il a vécu ? Toutes des pistes qui devraient être prises au sérieux par les services de police et de la justice, et par la presse.

Ensuite sur Belliraj. Jamais inculpé en Belgique, il a été condamné en 2008 à la peine d’emprisonnement à perpétuité au Maroc pour association terroriste et pour avoir commis six meurtres en Belgique dans les années 80-90. Meurtres à nouveau jamais élucidés en Belgique. Dans un rapport des fonctionnaires américains présents au procès, rapport dévoilé par Wikileaks, il y a un constat sans appel : ce procès était un déni de justice. À la demande du Maroc, la justice belge a à nouveau réexaminé cette affaire des six meurtres récemment, et elle est arrivée à un non-lieu ! Ce qui fait tomber toute l’accusation contre Belliraj comme un château de cartes.
Jusqu’à la découverte de cette « nouvelle piste » : si on n’arrive pas à le faire condamner pour six meurtres, on pourrait toujours essayer de lui mettre vingt-huit autres meurtres non élucidés sur le dos. Bref. En lançant cette nouvelle piste, veulent-ils empêcher la tenue du nouveau procès auquel il a droit ?

Enfin, je tiens à dire ceci. La seule piste spectaculaire à examiner dans le dossier des Tueurs du Brabant est celle qui a été formulée dès le début et maintenue jusqu’à aujourd’hui. Celle de l’extrême droite et de la gendarmerie belge voulant semer la terreur pour pousser la Belgique à installer un régime policier. Mais creuser cette piste spectaculaire ne risque pas d’arriver dans une Belgique où les fascistes de Schild & Vrienden et autres amis font leur entrée spectaculaire au parlement.

Oui, Ali Aarrass est un géant. Un géant d’humanité.

rtbf.be : L’ illustrateur et dessinateur de BD belge Manu Scordia pour « Ali Aarrass »

dans ARTS/DANS LA PRESSE par

Entrez sans frapper, 10 min, 

L’ illustrateur et dessinateur de BD belge Manu Scordia pour sa BD « Ali Aarrass » (Ed. Vide Cocagne).

Ali Aarrass est Belgo-Marocain. En 2008, il est arrêté par la police espagnole : on le suspecte de trafic d’armes pour un réseau terroriste. Son procès aboutit à un non-lieu, faute de la moindre preuve. Contre l’avis de l’ONU, l’Espagne accepte malgré tout la demande d’extradition du Maroc : en 2010, Ali Aarrass est transféré de l’autre côté de la Méditerranée. C’est la descente aux enfers : après 12 jours de torture, on lui fait signer un document qui deviendront ses « aveux ». Il est alors condamné à 15 ans de prison, la peine sera réduite à 12 ans en appel.
2019. Cela fait maintenant 11 ans que Ali Aarrass est sous les verrous, 11ans qu’il subit des mauvais traitements, 11 ans que l’on se bat pour sa libération.
Ali Aarrass, c’est l’histoire de sa vie, des jeunes années jusqu’à l’horreur judiciaire. A travers son témoignage mais aussi celui de sa sœur et de sa femme, on découvre la violence de ce qu’il vit – isolement, absence d’information, torture, mais aussi la persévérance et le courage de lutter et d’obtenir justice. Avec son trait noir et blanc faussement naïf, Manu Scordia s’empare avec brio de cette bataille judiciaire pour en faire un livre émouvant, combattif et militant.

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